Trêve (2)

De très nombreuses études scientifiques internationales ont été publiées en 2012 concernant la consommation régulière et modérée de vin et la quasi-totalité étaient favorables. Comme d'habitude serait-on tenté de dire.

 De plus- et peut-être y sommes nous un peu pour quelque chose- aucune, parmi les instances cocacollaboratrices officiellement chargées en France de prévention nutritionnelle, ne s'est risquée, comme ce fut naguère le cas, à faire dire à l'une ou à plusieurs d'entre elles le contraire ou presque de ce qu'elle(s) disai(en)t.
  2012 : un cru sympa !
 Ces études, évidemment, abordaient le sujet du rôle bénéfique du vin dans l'alimentation sous des angles totalement divers et nous n'en ferons pas ici la liste exhaustive.
 Citons toutefois l'une de celle qui nous a plus particulièrement intéressé : "Influence of of red wine polyphénols and ethanol on the gut microbiota ecology and biochemicals biomarkers" , publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition.

  En voici un écho extrait d'un article composant d'un excellent dossier  consacré par l'incontournable revue Nutrinews au «risque nutritionnel en France» (voir milieu de la page 7) :
«Une étude révèle que la consommation modérée de vin rouge a des effets particuliers sur la flore intestinale (le "microbiote"). 
Les polyphénols du vin – des antioxydants - pourraient inhiber la croissance de certaines bactéries nuisibles à la santé. Et au contraire stimuler (un effet dit « prébiotique ») la croissance de probiotiques bénéfiques, comme par exemple les bifidobactéries, impliquées dans la diminution des taux de cholestérol et des marqueurs de l’inflammation.»
 Et l'article de poursuivre :
«Faudrait-il inclure un peu de vin rouge dans l’alimentation de tous les jours ? Certains médecins l’évoquent, en se basant sur les données de l’étude des infirmières américaines (Nurses’s Health Study), après un suivi de 30 ans.
 A un âge moyen, la consommation régulière et modérée d’alcool (1 à 2 verres par jour maximum) semble donner plus de chances aux femmes de vieillir en bonne santé. C’est-à-dire d’avoir un plus faible risque de maladie chronique grave (cardiovasculaire,  cancer, diabète…) au-delà de 70 ans…».

 Rappelons tout de même que Nutrinews est la revue mensuelle du Centre de Recherches et d'Etudes Nutritionnelles, le CERIN, base de connaissance nutritionnelle très importante des professionnel de santé.
 Et indépendant, lui, de la galaxie malbouffisante... nous y reviendrons.
 Par contre, nous ne pouvons honnêtement clore ce propos sans faire état du double bémol qui termine l'article sus-évoqué :
«le risque de cancer du sein augmente avec la consommation d’alcool. Quant à la consommation excessive (au-delà de 3 verres/jour), elle ne met pas à l’abri, elle, de toute la cohorte des pathologies graves liées à l’âge. Au contraire !»
 En ce qui concerne le seuil au delà duquel une consommation doit être considérée comme excessive et donc déconseillée, nous en sommes, chacun le sait, d'accord.
 En ce qui concerne le cancer du sein, c'est un sujet que nous avons maintes fois évoqué.
Nous lui avons même consacré un article daté du 04/06/2011 et avons peu de choses à ajouter si ce n'est de recommander la lecture d'une autre étude qui a marqué le tout début de... 2012.
        EXCELLENTE ANNÉE 2013 À TOUS, À CHACUNE ET À CHACUN !

Une réflexion au sujet de « Trêve (2) »

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