Ses versions imprimées ont été consignées, sa version numérique a été retirée du site du ministère de la Santé, le Conseil de Modération et Prévention s'est opposé à sa diffusion immédiate, le Haut Conseil de Santé publique l'a désavoué, la plupart des professeurs de médecine qui se sont exprimé l'ont contestée, voire ridiculisée...
Avant qu'elle ne soit devenue complètement introuvable, cliquez sur le lien suivant pour accéder au texte intégral de la brochure :
Voici un article consécutif à l'agression du 17/02 qui nous avait un peu échappé à l'époque.
Nous en profitons pour demander aux lecteurs du blog de bien conserver toutes les "pièces à conviction" qu'ils ont en leur possession et qui sont susceptibles de mettre en évidence l'impact négatif qu'a pu avoir la conférence de presse
tenue par la DGS, l'INCa et le NACRe. Et de se préparer à nous les transmettre.
Le moment où elles peuvent être utiles peut approcher plus vite que prévu.
La présentation à la presse, le 17/02, de la brochure "Nutrition & Prévention des Cancers" (peut-être à l'insu de la Ministre et pour lui forcer la main dans la perspective de l'élaboration du Plan Cancer afin de provoquer une sur-diabolisation du vin et surtout une sur-fiscalisation), a généré des dégâts d'ores et déjà considérables. Mais si le secteur privé et notamment une partie de la grande distribution se met à prendre le relais, leur aggravation par démultiplication au plus près des consommateurs est probable.
Pour quel intérêt ? Nous en reparlerons.
Incroyablement, en France et nulle part ailleurs, fin 2003 l'incroyable théorie inspirait officiellement les objectifs de santé publique, pour réduire globalement la quantité d'alcool consommée, on s'en prenait prioritairement à la boisson du plus grand nombre, celle qu'on appelait autrefois la boisson nationale, celle qui a le tort d'être consommée habituellement de façon régulière et modérée : le vin.
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Un peu plus de cinq ans après, effectivement, le type de consommation responsable est en voie de disparition, et pour que cela aille plus vite, l'INCa remet une couche de message anxiogène en ciblant particulièrement le vin, alors les jeunes s'orientent vers les alcools forts importés (Tequila, Gin, Vodka...) et le nombre de comas éthyliques explose.
En même temps, les boissons sucrées, à éviter selon le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, font leur apparition sur les tables à la place du vin, à limiter selon le même Fonds, et génèrent, directement et au travers du type d'alimentation qu'elles induisent une terrible recrudescence du taux d'obésité, le surpoids étant l'objet de la toute première recommandation de cette organisation.
Corrélativement, bien entendu le nombre de cancers ne cesse de progresser sans parler des incidences sur l'accroissement des risques cardio-vasculaires et d'apparition du diabète.
Merci, Mr Ledermann.
Bravo, Messieurs ses disciples.
Moins il se boit de vin, plus le trou de la Sécurité Sociale se creuse.
Malgré tout, malgré le fait que la consommation de vin baisse, et que le nombre de comas éthyliques explose, malgré tant d'autres preuves, la Théorie de Ledermann reste la doctrine de la Direction Générale de la Santé.
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Nous atteignons les générations dont les parents n'étaient déjà plus des buveurs réguliers, et qui n'ont donc pas appris à boire.
On voit les résultat : le binge-drinking.
En 1991, Claude Evin, alors Ministre de la Santé, introduisait de manière détournée l'objectif de consommation zéro en abordant dans la même loi les problématiques de l'alcool et du tabac, produit nocif dès la plus petite consommation comme même les cigarettiers le reconnaissent.
La théorie de Ledermann devenait officielle.
Pourtant, dès 1998, le rapport Mignon constatant une situation qui depuis n'a fait qu'empirer la remettait en cause.
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Cela dit, de manière tout à fait incohérente, elle préconisait par la suite une modification de la fiscalité, particulièrement au détriment du vin et des autres boissons fermentées (cidres, hydromels...) et au bénéfice des spiritueux !
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Cette aberrante proposition a été reprise en référence, rappelons-le, par le professeur Grünfeld dans ses "Recommandations au président de la République pour le plan Cancer 2009-2013" (voir article du 27 mai 2009 sur ce blog).
En France, pays du cartésianisme, la doctrine prohibitionniste se fonde toujours, notamment au Ministère de la Santé, sur l'incroyable théorie de Ledermann, qui affirme, depuis plus d'un demi-siècle, que pour lutter contre le phénomène des buveurs excessifs, leur nombre étant proportionnel à la quantité moyenne d'alcool consommée par habitant, il convient de s'en prendre prioritairement aux buveurs modérés et d'en faire des abstinents.
Un peu comme si pour lutter contre les excès de vitesse, il fallait verbaliser prioritairement les bons conducteurs pour les dissuader de prendre le volant !
Le contraire de la position affirmée par le rapport mondial WCRF.
Heureusement, il subsiste des scientifiques de bon sens. En fait ils sont largement majoritaires, mais tout est fait pour que leur voix ne soit pas entendue.
C'est pourquoi, nous publions aujourd'hui l'analyse de Jacques Weill, Professeur honoraire des Universités de Tours pour l'INSERM.
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En novembre 2007, paraissait déjà un rapport avant-coureur.
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On notera :
- que l'on retrouve Mme Paule Latino-Martel (de l'INRA !) qui semble être la cheville ouvrière de toute cette affaire.
- que le niveau de preuves concernant l'effet bénéfique de l'alcool sur les maladies cardio-vasculaires est jugé insuffisant, quand le rapport de référence WCRF dit : "il a été prouvé que la consommation de boissons alcoolisées protège contre la maladie coronaire en comparaison avec les non-buveurs"...
- que le Professeur Maraninchi, qui par ailleurs déclare qu'"il faut dire les choses quand on les sait", a attendu 15 mois pour prévenir la population de ce qu'il dit être un risque cancérigène... le temps que soient portés à l'ordre du jour le débat sur la loi HPST et les terribles "Recommandations au Président de la République concernant le Plan Cancer 2009-2013" du Professeur Grünfeld.
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Nous atteignons le fond du débat : l'abstinence totale est elle la solution, car la première goutte serait dangereuse, comme le disent les oenophobes français, inspirateurs de la Direction Générale de la Santé ?
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Ou est-elle à déconseiller, car la consommation modérée d'alcool et surtout de vin prolonge la vie, comme l'affirme une récente et très sérieuse étude hollandaise ?
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Une synthèse est possible : consommer du vin présente un grave danger... celui d'être obligé de vivre plus longtemps.
Et moins tristement en plus !
Le Professeur Maraninchi, dans "Le Monde" du 10 avril 2009, a insisté lourdement. Devinez quelle boisson est désignée dans le titre de l'article.
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