"Il ne faut pas conseiller aux abstinents de boire un verre de vin par jour... "pour ne pas"... qu'une consommation modérée devienne une consommation abusive".
Une déclaration si l'on croit aux vertus bénéfiques du vin, aussi absurde que de ne pas recommander à un anorexique de se nourrir de peur qu'il se mette à trop manger et devienne obèse !
Une déclaration d'autant plus étrange qu'elle émane du Professeur Ludovic Drouet, président du "conseil scientifique spécialisé" de l'ONIVINS puis de VINIFLHOR, également expert à l'OIV (organisation internationale de la vigne et du vin) !
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Un grand quotidien régional nous informait récemment qu’un décès sur 25 dans le monde était dû à la consommation d’alcool, 1 sur 11 en Europe. Mais comme en Europe l’espérance de vie est plus longue que la moyenne mondiale, on peut en conclure que l’alcool et notamment le vin fini par tuer… ceux dont il a prolongé la vie.
Nous apprêtant à faire constater par huissier, dans le cadre de l'action juridique engagée, la présence de la brochure de l'INCa sur le site du Ministère de la Santé, nous avons pu constater que celle-ci ne s'y trouvait plus et qu'elle avait été remplacée par une autre, beaucoup plus ancienne et beaucoup moins nocive.
Un communiqué de presse a donc alors été diffusé.
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Elle concerne la relation des études effectuées en amont des recommandations publiées dans le rapport mondial WCRF (voir article publié dans ce blog le 5 juin 2009).
Elle confirme "le décalage" avec les conclusions qu'en tire l'INCa.
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Voici le rapport critique du document de l'INCa que nous considérons comme définitif, après quelques "aller-retour", nous co-auteurs: Marie-Annette Carbonneau, François d'Hauteville et moi.
Peu d'éléments nouveaux par rapport à notre version précédente, mais des précisions et une re-formulation plus classique.
Ce rapport définitif est destiné à être largement publié, en espérant que les idées qu'il véhicule obtiendront définitivement gain de cause.
Alain Carbonneau
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Un travail trés precieux pour étayer notre argumentation, élaboré gracieusement par nos amis de l'INRA
En réponse au texte extravagant diffusé par l'INC (voir article du blog du 08/06/09), une lettre a été adressée à son Président, avec copie au Secrétariat d'Etat à la Consommation auprès du Ministère de l'Economie et à celui-ci, en tant que tutelles directes et indirectes.
Ce n'est pas Honneur du Vin qui a ramené le débat au niveau de la goutte, mais il n'est pas inintéressant que l'INC l'ait fait, car cela permet à contrario d'effectuer une démonstration par l'absurde.
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Incroyablement, en France et nulle part ailleurs, fin 2003 l'incroyable théorie inspirait officiellement les objectifs de santé publique, pour réduire globalement la quantité d'alcool consommée, on s'en prenait prioritairement à la boisson du plus grand nombre, celle qu'on appelait autrefois la boisson nationale, celle qui a le tort d'être consommée habituellement de façon régulière et modérée : le vin.
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Un peu plus de cinq ans après, effectivement, le type de consommation responsable est en voie de disparition, et pour que cela aille plus vite, l'INCa remet une couche de message anxiogène en ciblant particulièrement le vin, alors les jeunes s'orientent vers les alcools forts importés (Tequila, Gin, Vodka...) et le nombre de comas éthyliques explose.
En même temps, les boissons sucrées, à éviter selon le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, font leur apparition sur les tables à la place du vin, à limiter selon le même Fonds, et génèrent, directement et au travers du type d'alimentation qu'elles induisent une terrible recrudescence du taux d'obésité, le surpoids étant l'objet de la toute première recommandation de cette organisation.
Corrélativement, bien entendu le nombre de cancers ne cesse de progresser sans parler des incidences sur l'accroissement des risques cardio-vasculaires et d'apparition du diabète.
Merci, Mr Ledermann.
Bravo, Messieurs ses disciples.
Moins il se boit de vin, plus le trou de la Sécurité Sociale se creuse.
Malgré tout, malgré le fait que la consommation de vin baisse, et que le nombre de comas éthyliques explose, malgré tant d'autres preuves, la Théorie de Ledermann reste la doctrine de la Direction Générale de la Santé.
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Nous atteignons les générations dont les parents n'étaient déjà plus des buveurs réguliers, et qui n'ont donc pas appris à boire.
On voit les résultat : le binge-drinking.
En 1991, Claude Evin, alors Ministre de la Santé, introduisait de manière détournée l'objectif de consommation zéro en abordant dans la même loi les problématiques de l'alcool et du tabac, produit nocif dès la plus petite consommation comme même les cigarettiers le reconnaissent.
La théorie de Ledermann devenait officielle.
Pourtant, dès 1998, le rapport Mignon constatant une situation qui depuis n'a fait qu'empirer la remettait en cause.
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Cela dit, de manière tout à fait incohérente, elle préconisait par la suite une modification de la fiscalité, particulièrement au détriment du vin et des autres boissons fermentées (cidres, hydromels...) et au bénéfice des spiritueux !
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Cette aberrante proposition a été reprise en référence, rappelons-le, par le professeur Grünfeld dans ses "Recommandations au président de la République pour le plan Cancer 2009-2013" (voir article du 27 mai 2009 sur ce blog).
En France, pays du cartésianisme, la doctrine prohibitionniste se fonde toujours, notamment au Ministère de la Santé, sur l'incroyable théorie de Ledermann, qui affirme, depuis plus d'un demi-siècle, que pour lutter contre le phénomène des buveurs excessifs, leur nombre étant proportionnel à la quantité moyenne d'alcool consommée par habitant, il convient de s'en prendre prioritairement aux buveurs modérés et d'en faire des abstinents.
Un peu comme si pour lutter contre les excès de vitesse, il fallait verbaliser prioritairement les bons conducteurs pour les dissuader de prendre le volant !
Le contraire de la position affirmée par le rapport mondial WCRF.
Heureusement, il subsiste des scientifiques de bon sens. En fait ils sont largement majoritaires, mais tout est fait pour que leur voix ne soit pas entendue.
C'est pourquoi, nous publions aujourd'hui l'analyse de Jacques Weill, Professeur honoraire des Universités de Tours pour l'INSERM.
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