Aquilino Morelle et petit rappel

On parle beaucoup, depuis hier soir, des relations naguère entretenues avec un certain laboratoire pharmaceutique danois par un personnage important et bien chaussé. Le conseiller politique de François Hollande Aquilino Morelle est accusé d'avoir travaillé avec des laboratoires pharmaceutiques alors même qu'il était censé les contrôler en tant  qu'inspecteur de l’Igas (Inspection générale des affaires sanitaires).
 Par exemple, il est dit dans cet article qu'«interrogé par Mediapart, un dirigeant de Lundbeck confirme les bons services rendus par Aquilino Morelle».
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Or il se trouve que nos lecteurs le connaissent déjà ce laboratoire Lundbeck puisque nous en parlions ici même il y a moins de 3 mois : Click !
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Un objectif en voie d’être atteint ?

L'idée à germé en 2005 comme on peut le lire la fin de cet article : Click.
 Dès sa naissance, en 2009, notre association l'a reprise à son compte.
Son histoire connut une étape importante en 2011, lorsque la Chambre d'Agriculture de l'Hérault vota à l'unanimité une motion rédigée par 2 de nos responsables : Click.
 Et elle continua à faire son chemin au long des mois et des années : lire notre fiche récapitulative "Le PCGPF en hyperliens".
 
 Il s'agissait d'obtenir que le vin, à l'instar du foie gras, soit reconnu comme faisant partie intégrante du 'Patrimoine Culturel et Gastronomique Protégé de la France. 

Eh bien, il semblerait qu'à aujourd'hui, CET OBJECTIF SOIT EN VOIE D’ÊTRE ATTEINT ! Et, ce qui est très important, en rétablissant la notion de protection dont nous avions tant déploré l'effacement en février dernier.

La presse s'en est déjà largement fait l'écho : Click.
Que s'est-il passé ?
Le 9 avril dernier, le sénateur Raymond Couderc et ses amis déposaient un amendement (n°439 rect. quinquies)  légèrement différent de celui qui avait été adopté en commission des Affaires Économiques «afin de répondre au besoin implicite de protéger le vin, produit de la vigne, les terroirs viticoles et les paysages qui y sont liés».
Et le sénateur Courteau et ses amis en faisaient autant (n° 499 rect. quater).
 Bref, comme en témoigne ce comptre rendu des débats (10 bis A), l'amendement a été adopté !
Tout est bien qui finit bien ?
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Attention ! Le parcours parlementaire n'est pas terminé et les malfaisants malbouffisants n'ont pas dit leur dernier mot !
Nous avons d'ailleurs une petite idée de quelle pourrait être leur stratégie "en contre"...
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Nous en reparlerons...
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Disparition de la santé ?

Nous le disions dans notre précédent article, il nous a semblé préférable d'attendre la nomination des secrétaires d’État pour commenter la composition du nouveau gouvernement.

 La raison principale de ce choix était motivée par une surprenante constatation !
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En effet, c'est une chose bien étrange que Mme Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, dans les 2 gouvernements Ayrault, ne soit plus, dans le gouvernement Valls, "que" ministre des Affaires sociales.
 Exit la Santé ?

Nous avons bien noté la réaction très vive du Conseil National de l’Ordre des  médecins.
 En date du 1° avril, mais le ton ne semblait pas être à la plaisanterie :
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Bien sûr, nous avons également pris connaissance de la réponse de Mme Touraine, 2 jours plus tard.
 Voir 2°chapitre («À gouvernement resserré, titre resserré») de cet article : http://www.la-croix.com/Actualite/France/Mais-ou-est-passe-le-ministere-de-la-sante-2014-04-04-1131401.
Étrange réponse !
 Quelle est alors la signification des "titres peu resserrés" que portent les ministères de Mmes Ségolène Royal, Marylise Lebranchu et MM Laurent Fabius, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg... 
Et puis, passer de 38 à 30  peut-ce vraiment être considéré comme un resserrement radicalement drastique ?
Alors, ayant aussi noté que la Santé, selon Mme Touraine, restait bien «dans le périmètre» de son ministère, nous avons envisagé l'hypothèse selon laquelle un secrétaire d’État à la Santé allait bientôt être nommé.
 Et cette hypothèse, nous en avons fait état auprès d'autres éléments de cette vaste nébuleuse inter-connectée qu'est la résistance œnophile.
 Laquelle a alors tendu ses "grandes oreilles multidirectionnelles"...
Et il lui est rapidement apparu qu'une terrible éventualité atteignait les rivages du possible... voire du probable !
 À tel point qu'il état exclu qu'elle l'accepte sans réagir...
Le lecteur en jugera : il se serait agi ni plus ni moins que de choisir pour ce poste un des plus vieux et radicaux ennemis du vin : l’œnophobissimeJean-Marie Le Guen !
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Le rapporteur de la loi Évin !
 Son chantre !
Son thuriféraire !
 Le plus farouche et constant gardien de ses tables !
Le principal perpétuateur de son esprit... loin devant Claude Évin lui-même !
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 Il fut alors activé tous les réseaux possibles -y compris familiaux- pour signaler à tous les niveaux de décisions concernés que cela serait considéré comme une véritable provocation par tous les amis du vin lesquels forment une grande majorité des citoyens français.
Citoyens dont l'attention serait, bien évidemment, sur ce point attirée par ladite résistance...
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 Que cela ait joué ou pas, M. Le Guen n'a pas été nommé secrétaire d'Etat à la Santé... mais aux relations avec le Parlement.
 L'avons-nous échappé belle pour autant ?
Pas sûr car :

À noter aussi que les cocayatollahs du ministère pourront se mettre très rapidement à leur sinistre besogne, n'ayant pas besoin du délai qui leur est habituellement nécessaire pour "prendre en mains" les nouveaux ministres.

 Et puis qu'effectivement, au bout du compte, le mot «santé» a disparu de l'organigramme gouvernemental !
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L’héritage de Benoît Hamon

Les secrétaires d’État n'ayant pas encore été nommés, il est encore trop tôt pour commenter la composition du nouveau gouvernement sous l'angle des 2 seuls points de vue qui concernent notre association : la défense du vin et la lutte contre la malbouffe.

2 points de vue qui selon nous n'en font qu'un.

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Mais d'ores et déjà nous voudrions exprimer toute notre compassion à Mr Benoît Hamon, nouveau ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche concernant un des aspects de l'héritage que lui a légué son prédécesseur, Vincent Peillon.
 Un gros caillou dans la chaussure !
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De quoi s'agit-il ?
 Eh bien ni plus ni moins que de MISE EN DANGER DE LA SANTÉ DES ÉLÈVES !
Au terme d'une décision qui peut faire prendre au sérieux le risque de désinformation nutritionnelle.
 Une sorte de compromission.
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En effet, en date du 29 octobre 2013, le ministre de l’Education nationale, par l'intermédiaire du directeur général de l’enseignement scolaire a signé un accord permettant au CEDUS, organisme de propagande de l’industrie du sucre, de délivrer pendant 5 ans aux enseignants, aux élèves et à leurs familles une « information sur la nutrition et la santé » !!!
 Ce sont nos amis du site "La Nutrition.fr" qui l'ont récemment révélé, et c'est à lire exhaustivement : http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/sucre-et-produits-sucres/sucre/l-industrie-du-sucre-va-dire-aux-eleves-ce-qu-il-faut-manger.html.
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  En cette circonstance, il n'est pas inutile de rappeler qu'en 2010, MM Pitte et Coffe avaient proposé une formation universitaire à l'art de la gastronomie comme antidote au binge-drinking (lire cette dépêche AFP ou, en y consacrant un peu plus de temps, le  rapport intégral).
 Bien entendu, cette proposition avait essuyé un refus cinglant.
La majorité n'était pas la même, c'est vrai, mais nous doutons fort qu'un meilleur accueil lui serait aujourd'hui réservé.
 La gastronomie au vin, bien qu'inscrite par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, semble rester aux yeux des décideurs français plus suspecte que la malbouffe au soda sucré.
Pour des raisons qui pourraient être inavouables...
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Et pourtant !
Lire notre fiche "Le sucre en hyperliens".
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Remaniement

En ce moment, il est fortement question que soit plus ou moins profondément remanié le gouvernement.

Il ne nous appartient pas de commenter une telle éventualité : la décision appartient au chef de l'Etat.

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 Mais nous allons cependant nous permettre une suggestion d'importance : nommer au Ministère de la Santé une personne dotée d'une forte personnalité.
D'un fort caractère.
D'un esprit libre, ferme, solide et indépendant.
 Suffisamment solide et indépendant pour que son détenteur ne tombe pas, dès sa prise de fonctions, sous la coupe des cocayatollahs qui, depuis des lustres, hantent les couloirs, les sous-sols, les recoins et les anfractuosités de ce grand ministère.
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À tel point de se voir pratiquement interdire, comme c'est le cas depuis des mois, de rencontrer le moindre représentant de la filière viticole.
 Ni même le moindre œnophile désintéressé.
Il semblerait que le principe d'accepter un tel dialogue pourrait risquer d'être interprété comme une sorte de réhabilitation partielle du breuvage plusieurs fois millénaire dont Hippocrate disait qu'il «est une chose merveilleusement appropriée à l'homme si, en santé comme en maladie, on l'administre avec à propos et juste mesure suivant la constitution individuelle».
 C'est la raison pour laquelle les fanatiques cités plus haut ont fini par "avoir la peau" du Conseil de Modération et Prévention (lire notre article du 25 février dernier).
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 La nomination d'une personne capable de leur résister pourrait être l'occasion d'entamer un début de réconciliation durable avec les français pour la grande majorité desquels le vin est un élément essentiel et emblématique d'une culture prestigieuse aux yeux du monde :  http://www.vinetsociete.fr/magazine/article/le-vin-l-atout-coeur-des-francais...
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Effet pervers ?

Question insolite

Dimanche dernier, à l'occasion du 1° tour des élections municipales, peu de Français se sont déplacés pour aller aux urnes, vraiment !

 Et d'élections en élections, ce phénomène semble prendre de plus en plus d'ampleur...
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L'occasion d'évoquer une hypothèse : et si l'abstinence de vin était la source de l'abstention ?
 Si l'action des "abstinencionistes" avait ouvert la voie à une moindre conscience du devoir de citoyen ?
Pourrait-on alors parler de "sodabstentionnisme" ?
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 Une boutade, bien sûr.
Mais quand même... quelques faits sont à considérer :
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1) Les files d'attentes dans les bureaux de vote étaient beaucoup plus longues au temps où l'illustre sémiologue Roland Barthes déclarait «Le vin est senti par la nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que ses trois cent soixante espèces de fromages et sa culture. C’est une boisson totem» [Mythologies, Seuil, coll. “Essais”, 1970]
Pourtant c'était une époque en laquelle Léo Ferré chantait «Ils ont voté et puis après ?».
 Et bien plus qu'aujourd'hui, on pouvait lire alors  «Élections, pièges à cons» sur certains murs de France.
On nous dira aussi que la kokakolonisation était déjà en route depuis 15 ans environ et c'est vrai.
 Mais elle n'avait pas encore atteint la maturité, la splendeur et la magnificence constatables à présent.
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2) Le faible taux de non-votants vers lequel tend la France est celui qui est habituel aux USA, berceau des principales marques de sodas.
Notamment du plus célèbre d'entre eux, celui qui se compose en grande partie d'acide phosphorique carbo-hydraté.
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3) Le vin est historiquement lié à ce que nous appellerons la "démocratie consciente".
On se souvient en effet que, selon Platon, lors des banquets au cours desquels Socrate, pratiquait la maïeutique, l'art d'accoucher les esprits, du vin était servi pour faciliter la mise au monde des idées, des concepts.
C'est ainsi notamment qu'a été théorisé le principe de République.
Profitons au passage de ce rappel pour souhaiter fraternellement un avenir de réconciliation à tous les habitants de la Crimée, contrée dont les rivages furent oeno-civilisés sensiblement à la même période que les nôtres.
 Et n'oublions pas le rôle de la Révolution Française qui permit de mettre le vin à la disposition de tous : Click.
D'ailleurs, qui peut nier que la généralisation progressive de sa consommation fut concomitante à la conquête graduelle par les Français du suffrage universel.
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4) Nous nous sommes amusés à comparer les taux de participation au vote entre 2 communes :
a) Montblanc (34) qui est le siège de notre association de résistance à l’œnophobie..
    b) Villejuif (94) qui est la localité d'où partent aujourd'hui la majorité des attaques contre le vin, puisqu'un très grand nombre de ses ennemis, notamment Mme Hill, y travaillent.
Résultats :
    a) Montblanc : 79,63%,
    b) Villejuif : 48,36% !
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Boutade que tout cela disions-nous !
 Et d'ailleurs cet article est classé dans la catégorie "Humour".
Mais quand même...
 Nous aimerions bien savoir, entre autres choses, si dans les villes les bureaux de votes les plus fréquentés ne seraient pas ceux situés dans les quartiers qui comportent la plus forte densité de cavistes... par pure coïncidence, bien entendu !
 L'idéal, évidemment, serait qu'ait été réalisé un sondage auprès des votants pour connaître la proportion d'entre eux qui résistent à la propagande prohibitionniste.
Et que le résultat ait été comparé avec la moyenne nationale...
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Copinage 
 Sur ce même thème "vin et abstention", un bel article de l'ami de l'ami Hervé Lalau est paru avant le scrutin :  http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2014/03/23/abstention-record-8141629.html.
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Particules fines

Démonstration

Beaucoup d'émoi, ces jours derniers autour du pic de pollution atteint dans toute une partie de notre pays et notamment à Paris.

 Remise en cause de l'avantage fiscal depuis longtemps octroyé au gazole comparativement à l'essence sans plomb.
L'occasion pour nous d'appeler une fois de plus à se reporter au Global Health Risk de l'OMS, et plus particulièrement au tableau de la page 11, qui porte sur les facteurs de risques de décès.
 Et encore plus particulièrement sur la partie qui se trouve en bas à droite de ce tableau, celle qui concerne le groupe de pays auquel appartient la France.
 On constatera que la pollution urbaine est un facteur de risque 1,5 fois plus élevé que l'usage de l'alcool... mais aussi 6 fois moins élevé que le total présenté par les facteurs de risques liés à la malbouffe (excès de sucre dans le sang, surpoids, obésité).
Lequel total est donc près de 10 fois plus élevé que le risque alcool.
 Mais beaucoup moins taxé !
Et nettement bien moins souvent évoqué par les responsables de la santé publique...
 Ces 2 dernières remarques valant également pour le gazole.
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Conclusion
On parle souvent du "lobby viticole" ou de celui des constructeurs français de voitures diesel...
 Et aussi des fabricants de pesticides, des OGM, etc...
Mais le plus puissant est sans nul doute le lobby des fournisseurs d'hydrates de carbone puisque les méfaits de leurs produits, bien supérieurs à ceux de tous les autres cumulés, ne sont pratiquement jamais montrés du doigt par les instances politiques de diverses obédiences.
 Et encore moins combattus, évidemment !
Et tout cela se fait dans la plus grande discrétion car la règle est que le lobby le plus efficace est celui dont on ne parle jamais.
 Ou presque jamais : voir notre article du 21/06/2012.
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Possibilité d'objection 1
On pourra éventuellement nous reprocher de n'avoir pas pris en compte l'hypertension artérielle dans les causes de décès attribuable à la malbouffe  alors que celle-ci représente un risque supérieur à l'hyperglycémie, au surpoids et à l'obésité réuni.
 En arguant que ce fléau est particulièrement dû à l’excès de sel d'une part et qu'une consommation modérée d'alcool en protège quelque peu : lire CECI.
Et il est vrai que la malbouffe joue beaucoup sur l'effet exhausteur de goût que constitue le couple "chlorure de sodium-hydrate de carbone".
 Nous ne l'avons pas fait par honnêteté car l'abus de sel, selon les individus, peut se retrouver aussi dans l'alimentation traditionnelle et qu'au delà des limites d'une consommation modérée, l'alcool ne protège plus mais peut aussi aggraver le problème.
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Possibilité d'objection 2
On pourrait aussi nous dire que la comparaison des substances dont nous parlons avec d'autres (pesticides, OGM, particules fines), n'est pas pertinente puisque dans le cas des premières, nul n'est obligé d'en absorber en excès.
 Cette objection est en partie recevable, mais en partie seulement, nous semble-t-il.
En effet, on peut considérer que l'autorisation illimitée, par l'intermédiaire de divers moyens publicitaires, de matraquer la lucidité des consommateurs sans qu'aucun véritable contre-feu ne soit mis en place, peut altérer l'instinct de survie de beaucoup d'entre eux (enfants, adolescents ou même adultes).
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Remarque
 Il faudrait faire preuve d'un incroyable manque d'ambition économique, lorsqu'on dispose de telles influences et de tels réseaux pour ne pas les mettre pleinement à profit.
Par exemple en faisant en sorte que le vin soit le plus diabolisé possible afin que certains sodas bien connus prennent définitivement sa place sur la table des français.
 Certains de ces sodas, et vraiment non des moindres, étant à base d'acide phosphorique carbo-hydraté additionné de quelques ingrédients pour le moins... suspects..
C'est bon pour la santé, ça ?
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Menaces sur les étiquettes ?

2 en moins de 30 jours ! 
 Bon... bien sûr... dire que «ça tombe comme à Gravelotte» pourrait paraître un peu exagéré.
Mais pas tellement car dans ce domaine ça fait quand même beaucoup.
 Suffisamment en tout cas pour que cette densité n'ait pas échappé aux meilleurs observateurs que compte la résistance œnophile (merci à eux !).
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Les documents
  2) Une dépêche AFP en date du 04/04/2014 relatant les propos de la présidente de la Mildt, Danièle Jourdain-Menninger, lors d'un colloque : http://www.ehesp.fr/2014/03/12/mise-en-place-dun-groupe-de-travail-sur-les-strategies-marketing-du-tabac-et-de-lalcool/.
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Les points communs
  1) Un objectif de durcissement de la loi Évin dans son application et peut-être dans sa formulation.
 Une "Super-loi Évin" est-elle envisagée ?
   2) Le nom d'une certaine personne figure dans les 2 documents.
 Il s'agit de Mme Karine GALLOPEL-MORVAN, citée nommément et avec insistance dans la dépêche AFP et que l'on retrouve en 4° position dans le «groupe d'experts et auteurs» du rapport de l'INSERM (page 6).
 Pour mémoire, nos fidèles lecteurs auront bien entendu remarqué que le premier cité des dits «experts et auteurs» n'est autre que M. François Beck dont nous avons souvent eu l'occasion de parler ici : Click.
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Inquiétude
Certains propos tenus par Mme Karine Gallopel-Morvan (que nous appellerons désormais KGM, pour plus de commodité) nous inquiètent tout particulièrement : «...packaging de paquets de cigarettes ou de bouteilles pensé par des designers de mode...».
  Une déclaration qui  met "dans le même sac" des bouteilles et les paquets de cigarettes !
Cela rend beaucoup plus inquiétant les propos que cette dame tenait il y a 2 ans et qui sont à écouter à la fin de cet article :  http://www.pourquoidocteur.fr/m/article-1691.html !
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"Neutralisation" des étiquettes ?
On nous rétorquera sans doute que nous sommes trop alarmistes et peut-être aura-t-on raison.
 Mais le passé nous à largement appris qu'il valait mieux «prévenir que guérir».
Cela étant dit, il pourrait bien effectivement ne s'agir que d'un leurre...
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Défiguration ?
Le but pourrait être de présenter cette proposition a maxima pour permettre que soit considéré comme négociable une position "intermédiaire".
 Qui correspondrait à la 5° mesure :  http://www.cequivavraimentsaoulerlesfrancais.fr/#mesures.
Et en caractères suffisamment gros pour défigurer les étiquettes.
 Détruisant par là des siècles de culture œnosémophile.
Mais la destruction de la culture et du patrimoine,ce sont choses dont ils ne soucient pas : leur cahier des charges n'en parle pas.
 Dans les milieux cocacollaborationnistes ce serait même "un plus"... tant que les boissons malbouffisantes (les plus délétères) ne sont pas touchées.
Éliminé Dionysos : «Now, the boss is Ronald McDonald» !
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Nota Bene
Cet article est classé dans la catégorie "Vigilance"
 Nous reviendrons sur le rapport de l'INSERM.
Mais ce sera dans la catégorie "Contre-offensive"...
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Resnais

 «"Aimer, boire et chanter" ! À cause du mot  "boire", les prohibitionnistes vont ils demander l'interdiction du dernier film d'Alain Resnais ?». 
 Tel est le message destiné à être "tweeté" par l'un de nos rédacteurs. Et cela au format adéquat.
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 Bon... bien sûr, notre "tweetmaster" l'a traduite en langage approprié;
Mais c'est ainsi qu'il faut procéder, n'est-ce pas ?
 .
Vous souhaitez nous suivre sur Twitter ?
Pas de problème, puisque nous vous l'avons très récemment proposé sur Facebook.
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Aggravation sénatoriale

Nota bene avant lecture :
  a) Cet article s'inscrit dans la lignée de celui que nous avons publié le 28 février dernier.
  b) La phrase-clé est en caractères gras et surlignée.
  c) Il est bien évident que l'ensemble des sénateurs ne doivent pas se sentir concernés par la mise en cause que véhicule cet article.
 Et notamment pas, bien entendu, les sénateurs amis du vin auxquels, à cette occasion, nous renouvelons nos remerciements.
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1) AGGRAVATION
 Malheureusement, lorsque l'on cherche sur le site du Sénat, on apprend que le rapport d'information sur la fiscalité comportementale «rapport d'information n°399... fait au nom de la mission d'évaluation et de contrôle des comptes de la sécurité sociale et de la commission des affaires sociales... n'est pas disponible au format électronique».
 Mais nous avons quand même pu le parcourir grâce à une structure amie.
Et au cours de ce parcours, certaines affirmations nous ont particulièrement étonnés...
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Ainsi en est-il de la page 44.
 En effet, celle ci est occupée majoritairement par un tableau reprenant sans réserve les chiffres avancés dans l'étude de Mmes Hill & C° (Alcohol-attributable mortality in France in 2009), soit un total de 49048 décès imputables à l'alcool, et cela malgré les incongruités sur les quels ils sont fondés et nonobstant le fait que nous les ayons signalées aux sénateurs concernés en date du 12 juin 2013 : lire notre courrier.
 Mais la surprise ne vient vraiment pas de là !
Elle vient bien plutôt de la phrase qui se trouve au bas du tableau :
«Selon une étude datée de 2011 portant sur des données de 2008, il   convient d’ajouter à ces chiffres 1 400 décès imputables à une conduite sous   l’emprise de l’alcool.»
 Ainsi, ce rapport sénatorial permet à la littérature œnophobique de franchir allègrement le seuil psychologique des 50 000 décès imputables à l'alcool avec un gain de prés de 3% en un an !
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2) OBJECTIONS
  a) En effet et tout d'abord, il apparaît bien étonnant qu'il convienne «d’ajouter à ces chiffres 1 400 décès imputables à une conduite sous   l’emprise de l’alcool» au chiffres de Mmes Hill & C°" qui ont été publiées en 2013 et cela selon une'«étude datée de 2011» !  Étude citée en référence et que nous avons consultée : Laumon,Gadebegku, Martin et Groupe SAM (2011)"Stupéfiants et accidents mortels (projet SAM) : Analyse épidémiologique".
Et il apparaît clairement et sans surprise qu'aucune mention d'un quelconque chiffre de 49000 décès imputables à l'alcool n'y est indiqué : elle ne porte que sur les décès par accidents de la route.
 Pour mémoire, elle indique en conclusion (page 139) qu'en 2008 le nombre de décès par accidents de la route  attribuables à l'alcool s'élevait à 1380, chiffre dont on peut tout à fait accepter qu'il soit arrondi à 1400, ne chipotons pas sur ce point...
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  b) D'autre part, si l'on se penche avec attention sur ce même tableau, on se rend compte qu'il comporte en 5° position une rubrique "Causes externes", les 4 premières étant consacrées aux maladies.
 Pour Mmes Hill & C°, ces causes externes provoqueraient 8154 décès par an que l'on peut à la rigueur arrondir à 8200.
Quelles sont-elles ?
 Allons à la 14° page de ce document de présentation de l'étude de ces dames :
On voit bien que 8200 correspond à la ligne "Accidents et suicide".
 Mais les accidents de la route sont-ils compris dans ces "8200" ?
Reprenons le dernier document examiné et retournons à la 6° page, dernière ligne : nous voyons que le total "Accidents et suicides" est de 37 400.
 Il est intéressant de constater que au passage que les codes CIM 10 recouvrant l'ensemble de ces causes vont de V 01 à Y 89.
 Souvenons nous que cette étude porte sur l'année 2009 et allons sur le site du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc de l'INSERM) pour voir quel était cette année là le nombre total de décès imputables à ces causes là : Click.
 Le total porté est de 37368, ce qui, après "arrondissement", correspond bien aux 37 400 avancés par Mmes Hill & C°.
Donc, les 8 200 font partie des 37 400 qui correspondent au "total codes CIM de V 01 à Y 89".
 Or, dans ce total, on trouve les accidents de transports (V 01 à V 99).
Est-ce que les accidents de transport comportent les accidents de la route ?
 La réponse spontanée est «oui», mais vérifions quand même :  http://www.icd10data.com/ICD10CM/Codes/V00-Y99.
On voit bien que tous les moyens de transports sont mentionné, y compris les voitures, les "2 roues" plus ou moins motorisés, les bus, les "pousse-pousse", les transports aquatiques, aériens, spatiaux, etc...
 Et, bien sûr, les déplacement "pedibus cum jambis" !
 .
 Donc, les accidents de la route font bien partie des accidents de transport, eux même faisant partie des accidents ou suicides, lesquels, par conséquent, font bien partie des "causes externes",  lesquelles sont comprises dans les 49 000 décès imputables à l'alcool selon Mmes Hill & C°.
 Donc, rajouter 1400 aux 49 000 n'est pas pertinent..
  CQFD.
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3) PRÉCISIONS
 a) Chacun aura compris que l'aggravation sénatoriale est à notre avis incontestablement inappropriée... mais nous sommes prêts à débattre ici même ou ailleurs avec ceux qui ne partageraient pas notre point de vue.
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 b) Au travers de cette démonstration, il est évident que nous avons d'une certaine manière été amenés à défendre l'intégrité de l'étude Alcohol-attributable mortality in France in 2009.
Il est bien évident (nombre de nos articles précédents peuvent en attester)  que cela ne saurait signifier en aucune manière que nous la cautionnions sur le fond.
 Cela va sans dire... mais encore mieux en le disant !
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 4) QUESTION
Et Mme Hill comment va-t-elle réagir ?
Va-t-elle se vexer ?
 À notre avis, pas du tout. 
Il se pourrait même, toujours à notre avis, qu'elle justifie cette aggravation en soulignant qu'elle est tout à fait normale en vertu du principe qui a fait sa gloire.
 Et qu'elle ajoute in petto : «3% en un an c'est toujours bon à prendre car il est un principe constant quand on poursuit l'objectif d'hyper-fiscaliser le vin : des décès imputables à l'alcool, plus y en a mieux ça va».
Et la réalité des chiffres ?
 «Elle compte moins que le nombre de fois où ils sont validés en étant repris et diffusés.
En fait c'est ce nombre le chiffre vraiment important;, celui dont l'augmentation doit être incontestablement authentique».
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