ALERTE À BRUXELLES !

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 Nous ne sommes pas encore tout à fait sorti de la bagarre qui nous a fort occupé depuis depuis plus de deux semaines au plan national et c'est à présent de l'Union Européenne que provient un nouveau danger pour un élément historiquement constitutif de l'Europe et de sa spécificité collective !

Voir notre mini-fiche "L'Europe".

En effet, très récemment, la présidence lettone a mis à l’ordre du jour du conseil informel santé une discussion sur la stratégie alcool de l’UE.
Semble-t-il à la demande des États membres : CLICK (PDF).

Les lecteurs anglophones pourront voir aussi dans ce document que le débat est introduit "à charge" : CLICK (PDF).

Tout se passe vraiment comme si, les œnophobes patentés, constatant la détermination et le "savoir-faire" de l'œno-résistance française, lassés d'échouer à Paris dans la mise en œuvre de leurs funestes projets, avaient décidé de "faire le tour par Bruxelles".

On peut essentiellement mettre en évidence 2 dangers principaux indiqués dans le document produit plus haut :
;;  1) restrictions à l'accès et à la communication allant au delà même des dispositions découlant de la loi Êvin sur-interprètée telles que nous les connaissons en France.
;; 2) "minimum unity pricing", variante écossaise de la taxation au degré qui multiplierait par environ 6,5 fois le prix minimal du vin sur la base de l'option votée par le parlement d'Edimbourg !
Ce qui compliquerait considérablement l'accès à la salutaire consommation régulière et modérée pour les les classes populaires et les milieux défavorisés.

Et, parmi les boissons alcoolisées, procurerait un avantage relatif certain aux spiritueux.
Le Scotch whisky, par exemple...

Un breuvage dont les français sont déjà les premiers consommateurs mondiaux : http://www.ladepeche.fr/article/2013/03/08/1577880-la-france-en-tete-de-la-consommation-mondiale-de-whisky-ecossais.html.
Et dont la marque leader en France appartient au groupe Pernod-Ricard... groupe dont le directeur général déclarait naguère agir résolument pour obtenir une subséquente augmentation de la fiscalité appliquée au vin : relire le début de notre article "Au Sénat, intervention anisée".

Autre document sur ce sujet, les représentants des états membres ou associés au sein du CNAPA, le Committee on National Alcohol Policy and Action : CLICK (PDF).

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Satisfactions (1)

Dans notre  dernier billet, concernant la loi de santé publique et pour ce qui relève de nos préoccupations habituelles,  nous avons parlé de statu quo ante.

Sans titre 1

Nous maintenons cette position,  bien sûr,  mais il convient de la nuancer. Car si, du point de vue technique, rien n'a changé, quelques motifs de satisfaction sont apparus néanmoins.

1) La mobilisation des députés, y compris de certains provenant de régions non viticoles. Ce qui montre bien :

  a) que le vin reste bien la «boisson totem» de notre pays et de notre culture.

  b) que les dits parlementaires avaient bien identifié le danger représenté par "l'amendement Véran", lequel donnait explicitement les pleins pouvoirs aux prohibitionnistes de ministère qui voudraient bien en faire un produit tabou (voir notre article "Coup bas").

Précisons que si cette mobilisation trouva son aboutissement très tard le 1º avril dernier, elle s'exerça bien antérieurement. Au moins, concernant ledit amendement,  depuis le lendemain même de son adoption en commission des affaires sociales,  c'est à dire une semaine auparavant.

En réalité, ce travail peut tout à fait se comparer à un pressing offensif né d'un mouvement de contre-attaque et qui finit par atteindre son but.

Mais avant que soit marqué ce but, il y eut la passe décisive, véritable "point d'orgue" de la progression, et celle-ci se p ce même 01/04 en début d'après-midi.

En témoignent ces deux phrases :
«Je salue la prise de position du Gouvernement, prise suite aux négociations que nous avons eu mercredi 1er avril dernier à 14h30 à l’Assemblée Nationale avec la Ministre, Marisol Touraine. Cet échange a permis de supprimer la disposition dite  "Véran" , intégrée dans le projet de loi de santé présenté par la Ministre Marisol Touraine.»
Phrases que l'on trouve au début de ce document communiqué par M. Patrick Vignal, député de la 9º circonscription de l'Hérault : CLICK (PDF).
Un communiqué qui se termine en remerciements exprimés à l'égard de M. Florent Boudié,  député de la Gironde, pour l'amendement qu'il a déposé, accompagné de 64 cosignataires : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/586.asp.

Car même si, comme il nous est indiqué, Mme Marisol Touraine était «personnellement attachée à ce que l’on en revienne à son projet initial» et si un amendement de suppression du gouvernement a été déposé, il est néanmoins permis de penser que ce dernier aurait eu du mal à voir le jour sans l'action de ces parlementaires.

Et de ceux qui ont déposé des amendements similaires et que nous remercions tout aussi chaleureusement.

Des initiatives tout aussi méritoires et productives dont voici la liste :

Cinieri et al. : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/2.asp Suguenot et al. : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/49.asp
Perrut : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/190.asp Menuel : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/192.asp
Door et al. : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/211.asp Reiss : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/252.asp
Robinet : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/707.asp Martin et al. : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/785.asp
Lurton : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/808.asp Fabre : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/1157.asp
Denaja et al. : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/1707.asp Allain et al. : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/1784.asp
Krabal et al: http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2673/AN/2295.asp  

En tout, 307 représentants du peuple : 53% du total.

Quand même !

Et il convient d'ajouter que cela ne signifie nullement que les 47% restant doivent être considérés comme inféodés aux "marquis de ministère". En fait, nous n'avons pas vu grand-monde voler au secours de l'alinéa 11.

Et quand nous disons «pas grand-monde»...

 

 

 

Statu quo

La presse l'a déjà annoncé : en matière de communication concernant le vin, après la séance plénière tenue hier soir à l'Assemblée Nationale,  nous en resterons donc au statu quo ante.

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Victoire ?
Semi-victoire ?
Semi-défaite ?
Nous aurions tendance, pour notre part et compte tenu des réels risques encourus, à faire état d'une satisfaction nettement mieux que moyenne mais non totale.
Indice : environ 14/20.
Grand merci aux députés qui se sont mobilisés !

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Dans les prochains jours, nous analyserons en détail les conséquences possibles de cette loi et ferons part à nos lecteurs de nos conclusions.
Pour l'heure,  nous les invitons à consulter
1) le compte rendu des débats (voir surtout article 4)  http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2014-2015/20150197.asp.
2) le résultat du vote concernant la suppression de l'alinéa 11, celui qui nous inquiétait particulièrement et contre lequel nous nous sommes mobilisés : http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/14/(num)/1091.
(Avec détail des présents et position nominative.)
3) le communiqué de Vin et Société faisant état du principal "bémol" que l'on peut exprimer a l’égard de ce statu quo :   http://www.vinetsociete.fr/presse/communiques/loi-de-sante-publique-premiere-lecture-a-l-assemblee-nationale-les-parlementaires-font-l-impasse-sur-la-clarification-de-la-loi-evin
4) un très bon article dans la presse spécialisée :  http://www.larvf.com/,vin-assemblee-nationale-loi-evin-supprimer-amendement-publicite-alcool-marisol-touraine-vins,4429705.asp
5) un article très clair dans la presse nationale :   http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/04/02/loi-sante-les-deputes-renoncent-a-modifier-l-equilibre-de-la-loi-evin_4607776_1651302.html.

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À noter que dans ce dernier il nous est indiqué que Mme Marisol Touraine n'était pas demandeuse de l'alinéa anti-vin.
Si c'est vrai, cela annonce-t-il un retour un rééquilibrage des pouvoirs en faveur des politiques et au détriment des "marquis de ministère" ?
Et, donc, d'une perte d'influence des malbouffisants ?
Une autre mesure prise hier semble l'indiquer : http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/2015/04/02/les-fontaines-soda-ou-boissons-volonte-dans-les-fast-food-c-est-deja-bientot-fini-696607.html.
Allons nous vers des "lendemains qui chantent" ?
Et tout cela s'avère, pourrons nous le fêter avec Mme Touraine autour d'un... vin d'honneur ?

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Carrément scandaleux !

Comme on sait bien tenter d'influencer les parlementaires afin qu'ils ne s'avisent pas de   contrarier les manoeuvres des annonceurs malbouffisants !

Écouter ICI (de 12mn 30sec à 15mn) les propos d'une chroniqueuse considérée généralement comme crédible au sujet d'un amendement déposé dernier en commission des affaires sociales.

Le tout devant photos de verres et bouteilles de vin.

Puis lire l'amendement en question : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2302/CION-SOC/AS1207.asp.
Franchement, peut-on dire qu'il y a concordance ?

Désolante aussi la remarque de Mme Natacha Polony qui reprend implicitement les arguments entendus à l'époque de la loi Êvin selon lesquels le ministère de la Santé ne veut que le bien de la filière viticole au détriment des alcools forts.
On voit bien maintenant,  au bout d'un quart de siècle, comment ont évolué les types de consommation,  notamment celles des jeunes.
Et comment cette tendance s'accentue : http://www.topsante.com/medecine/addictions/alcoolisme/vivre-avec/alcool-l-ivresse-de-plus-en-plus-frequente-chez-les-jeunes-247241.

On comprend bien aussi pourquoi l'évaluation des effets de cette loi qui avait été promise n'a toujours pas été réalisée.
Ce qui explique que la proposition très dangereuse de M. Véran (voir nos 2 billets précédents) ait été incluse dans le projet de loi par amendement et non pas dès l'origine.

Nota Bene :
Nous conseillons à Mme Polony, sur ce type de sujets, de consulter son époux,  M. Périco Légasse, rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie de l'hebdomadaire Marianne... et grand pourfendeur de la malbouffe comme nous.
Cela pourrait lui permettre d'éviter de se faire piéger à l'avenir...

 

À la volonté du peuple…

...Et à la santé du progrès,
Remplis ton cœur d'un vin rebelle
Et à demain, ami fidèle.

(Chant extrait de la comédie musicale "Les Misérables")

C'est en effet à partir de demain soir que, contre les basses manœuvres œnophobes, se dresseront les députés élus par le peuple de France.

Victor Hugo

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...

Du moins ceux qui ont conscience qu'ils seront proches du sentiment de leurs électeurs à l'égard du "divin breuvage " en s'opposant aux basses manœuvres des petits marquis de ministère.

Et des faschygiénistes de tout poil et de leurs inféodés.
Et des manipulés par la cocacollabosphère.
Etc...

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Tous acharnés à la destruction de ce prestigieux fleuron du patrimoine culturel et gastronomique qu'est le vin, lequel a été reconnu comme tel grâce à l'action que nous avons mené pendant des années, rencontrant ainsi l'approbation des citoyens : CLICK.
Du formidable atout économique et des emplois que ce produit génère.
Et du bien-être et de la santé qu'il procure lorsque sa consommation s'effectue dans le cadre de la modération,  ce qui est le plus souvent le cas.

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Modération : un mot qu'ils haïssent et qu'ils voudraient bien voir disparaître du vocabulaire de la prévention.
Au profit d'avertissement bien plus radicaux et dissuasifs qu'ils auront toute liberté d'employer si la version du projet de loi de santé publique proposée par la commission des affaires sociales est adopté tel quel.
C'est à dire comportant l'amendement qu'en cette instance a fait adopter M. Véran (cf. notre billet précédent).

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Tout bonnement  on pourrait par exemple un jour lire : «Le vin tue» !
«Mais non -nous rétorquera-t-on sans doute- ils n'oseront tout de même pas aller jusque là !».
Est-ce bien sûr ?
Ces gens là,  amis lecteurs, «ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît»...

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Loi de santé publique : pour les mobiliser, interpellez vos députés viticoles !

Nota Bene :
Nous avons eu connaissance que les vignerons et autres acteurs de la filière viti-vinicole avaient la possibilité de saisir leurs élus par mail.
Nous ne pouvons, bien évidemment, qu'encourager ceux qui ne l'ont pas encore fait à ce joindre à ce mouvement.
Ils découvriront le moyen d'opérer en lisant cet article :  http://www.vitisphere.com/breve-72589-Loi-de-sante-publique-pour-les-mobiliser-interpellez-vos-deputes-viticoles-.html.

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Coup bas

M. Olivier Véran est médecin hospitalier.
Il exerce en qualité de neurologue au CHU de Grenoble-La Tronche.
Il est aussi diplômé de Sciences Po Paris en économie et politique de santé.À ce titre, il est bien placé  pour redouter les économies qui vont être réalisées dans le domaine de la santé,  en particulier au détriment des CHU.
Comme beaucoup de citoyens, en somme : chacun espère que "le sien" sera moins que les autres ciblé par ceux qui décident...
Mieux vaut leur être agréable !Il est aussi député de l'Isère... mais pour seulement quelques jours encore.
En effet,  il a été élu en tant que suppléant de Mme Geneviève Fioraso, laquelle est entrée au gouvernement en tant que ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement Ayrault, puis y est restée comme secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Valls, entre 2012 et 2015.
Et puis, il y a un peu moins d'un mois, Mme Fioraso a démissionné pour raisons de santé : http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/genevieve-fioraso-presente-sa-demission-du-gouvernement-pour-raisons-de-sante_1658340.html.
En fait, certains réclamaient cette démission depuis un certain temps mais pour d'autres raisons : http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/jean-paul-brighelli-genevieve-fioraso-demission-21-02-2015-1906845_1886.php.Mais Mme Fioraso a attendu quelques jours,  de sorte que M. Véran va rester député jusqu'au 2 avril... et ça "tombe" mal pour le vin !
Pourtant,  nous objecterons ses concitoyens de circonscription,  lorsqu'il vient nous voir, il ne donne pas l'impression d'avoir quelque chose contre le "divin breuvage" : http://www.olivier-veran.fr/fete-de-la-chataigne-et-du-vin-blanc/.
Oui mais ça,  c'est en Isère !

Olivier Veran 2

À Paris,  M. Véran a été nommé rapporteur de la commission des affaires sociales pour le projet de loi de santé,  projet pour lequel, Mme la ministre Touraine a obtenu la procédure accélérée : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;?idArticle=LEGIARTI000019241040&cidTexte=LEGITEXT000006071194 (voir 2º paragraphe).
Ce qui permet de limiter les débats et de réduire potentiellement à quasi-néant le rôle du Senat... mais qui dans les faits s’applique principalement aux projets de loi d’autorisation de ratification d’un traité ou d’approbation d’un accord international.
Du moins en général !

Or, dans le cas qui nous occupe,  cette procédure pourrait bien compliquer la tâche des élus du peuple qui auront à cœur de s'opposer à un amendement particulièrement dangereux que M. Véran a réussi à faire adopter en commission des affaires sociales : http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-soc/14-15/c1415035.asp (voir Article 4, amendement AS247 ).
Enfin... quand nous disons "dangereux", c'est notre point de vue,  certainement pas celle de la Direction Générale de la Santé,  bien entendu !
Laquelle DGS doit le trouver très bien ce M. Véran,  en tant que rapporteur... ce qui doit combler d'aise et de fierté les "patrons" du CHU de Grenoble-La Tronche.

En ce qui concerne notre avis,  inutile de l'exposer en détail,  nous ne saurions etre plus clairs à ce sujet que n'a pu l'être l'association Vin et Société dans son communiqué de presse : http://www.vinetsociete.fr/presse/communiques/loi-evin-vin-societe-condamne-un-amendement-durcissant-le-message-sanitaire-et-donnant-les-pleins-pouvoirs-au-ministere-de-la-sante.

Puisque nous venons d'évoquer cette structure et que nous avons parlé plus haut des élus du peuple français,  concluons en rappelant à ceux-ci ce que celle là a récemment mis en évidence, à savoir ce que ce dit peuple pense du vin : http://www.vinetsociete.fr/les-francais-et-le-vin-barometre-ifop.

Et en soulignant à leur attention la logique obsessionnelle des œnophobistes : n'avoir à dialoguer avec personne avant de mettre leurs projets en pratique.
En effet,  après avoir détruit le Conseil de Modération et Prévention,  instance voulue par les parlementaires en 2006 et qui les contraignait a expliquer lesdits projets aux parties intéressées, à la société civile (relire notre article  l'annonçant), c'est carrément de l'avis de ces mêmes parlementaires qu'ils entendent se passer.

Petit supplément navré : toute notre sympathie aux producteurs des excellents vins de l'appellation Saint-Véran probablement bien affectés par cette fâcheuse homonymie !

 

 

 

Ça commence cet après-midi !

Projet de loi santé : audition de la ministre puis examen du texte en commission

Mardi 17 mars à 17h15 et 21h30, mercredi 18 mars à 9h30, 16h15 et 21h30 et jeudi 19 mars à 9h30, 15h et 21h30, la commission des affaires sociales auditionne Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, sur le projet de loi relatif à la santé puis examine ce texte. Toutes ces réunions seront retransmises en direct sur le portail vidéo de l'Assemblée.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/sante.asp

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Merci d'avance aux veilleurs bénévoles !

http://www.assemblee-nationale.fr/video/

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Supplément :
Cette lettre du député Kleber Mesquida à Mme Touraine permet bien de comprendre la problématique à laquelle sont confrontés actuellement les defenseurs du vin et de s'approprier certains des arguments qui peuvent être utilisés : http://www.herault-tribune.com/articles/26184/herault-saint-pons-intervention-de-kleber-mesquida-aupres-du-ministre-des-affaires-sociales-et-de-la-sante/.
À noter que M. Mesquida est député de la 5° circonscription de l'Hérault, voisine immédiate de la 7°, celle au sein de laquelle se situe le siège de notre association.

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Coïncidence ?

Il semblerait qu'un rythme soit en train de se mettre en place.
. Ainsi chaque début d'année impaire verrait se confirmer le fameux principe de Hill selon lequel plus la consommation d'alcool baisse plus le nombre de décès liés à la consommation d'alcool augmente.
Voir notre article : "Le principe de Hill".
Démonstration.
Mai 2011 : 30 000 décès pour cause d'alcool.
Voir page ICI.
Mars 2013 : 49 000.
http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/03/04/l-alcool-responsable-de-49-000-morts-en-france-par-an_1842068_1651302.html.

Laurence Ostolaza a consacré 2 reportages dans sa rubriques bien ...
Mars 2015 : 55 000 !
Écouter le passage de l'émission du 14 mars à partir de 1h06mn 45 sec et pendant 2,5 minutes  à : http://www.france2.fr/emissions/telematin.
.Notons au passage que la présentatrice du journal, Isbabelle Bouloc, après avoir indiqué ce chiffre, introduit l'intervention du docteur Amine Benyamina dont nous avons déjà parlé ici :
http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/le-telephone-sonne/,
http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/cannabis-1/.

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Également à noter que Mme Bouloc et son interlocuteur annoncent à cette occasion la prochaine tenue du "congrès de la Société Française d'Alcoologie" les 18, 19 et 20 mars prochain.
C'est à dire au moment où la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale entrera dans le vif du sujet...
Coïncidence ?
Que sera-t-il asséné urbi et orbi ?

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Hormis celles qui précédent les élections présidentielles et législatives (comme 2011), les années impaires sont aussi, bien évidemment,  celles où se produisent les attaques contre le vin.
On se souvient par exemple de l'épisode "Houssin-Marraninchi-Martel" en 2009 : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/2009-l-affaire-de-la-brochure/.

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Nous nous sentons donc autorisés à subodorer que ce nouveau "bond de mortalité" annonce une nouvelle offensive.
Et que celle ci pourrait se produire dés cette semaine à l'occasion de la reprise des travaux de la commission ci-dessus citée.
.Cela par l'intermédiaire de certains parlementaires, lesquels disposent des éléments de langage nécessaires... éventuellement grâce à un document en provenance de la Direction Générale de la Santé dont il se parle beaucoup en ce moment dans les milieux de la défense du vin.
Et qu'il semble tout à fait possible de produire.

Un document bien dans l'esprit de ce que révèle cette interview du président de l'ANPAA : http://m.rue89.nouvelobs.com/#/note/234067.
Lequel président,  Alain Rigaud, est un membre éminent de la SFA, bien entendu.

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Un document aussi qui doit combler d'aise les fournisseurs de "Binge Drinking", puisque plus la consommation de vin baisse, plus le nombre d'hospitalisations liées à l'alcool augmente : http://www.pourquoidocteur.fr/m/article-2292.html.

Sans que personne ne pense à remettre en question la sacro-sainte théorie de Ledermann selon laquelle, en matière d'alcool,  pour faire baisser les conduites à risque il faut décourager tout type de consommation... en s'en prenant prioritairement a l'usage modéré :
http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/theorie-de-ledermann-1/,
http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/theorie-de-ledermann-2/,
http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/theorie-de-ledermann-3/,
http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/theorie-de-ledermann-4/.

 En fait, c'est le contraire qui se produit comme en témoigne cet article :
http://medecinetropicale.free.fr/spe/alcoolisme.htm.

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Finalement, il est peut-être à examiner de plus près ce fameux principe induit par l'historique des travaux de Mme Catherine Hill !

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Une question qui peut se poser :

Pourquoi le ministère, s'il tient tant à s'en prendre au vin, n'a-t-il pas agi dans le cadre du projet de loi initial et envisagerait-il d'intervenir par amendement interposé ?
. Tout simplement parce que dans le premier cas il y aurait fallu fournir une évaluation des conséquences de la loi Évin, évaluation maintes fois réclamée et jamais fournie car elle risqueraient de faire état d'une totale contre-productivité par rapport à l'objectif affiché.

Et cela pour les raisons que nous venons d'exposer.
Agir par amendement permet de contourner cette contrainte.

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Point important d'actualité :
Hier, porte de Vincennes à Paris, réouverture des portes de l'Hyper Cacher où se produisit, il y a un peu plus de 2 mois, une sanglante prise d'otages.
M. Cazeneuve,  ministre de l'Intérieur, était là,  ce qui est tout à son honneur.

Il tint a être le premier client de l'établissement ce qui eut lieu... non sans mal : http://www.bfmtv.com/politique/hyper-cacher-quand-la-carte-bleue-de-cazeneuve-ne-passe-pas-a-la-caisse-869176.html !
Mais l'essentiel n'est pas là.
Le fondamentalement essentiel,  c'est que l'achat du ministre portait sur 2 bouteilles de vin !
.Hautement signifiant en ces lieux et circonstances : nous en reparlerons bientôt.

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OMS et HAS

Voici un article, traitant d'une importante information qui agite actuellement la planète de la science nutritionnelle, un article très intéressant :
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/sucre-l-oms-pour-un-maximum-de-25-grammes-par-jour-07-03-2014-1798597_57.php

2 extraits particulièrement significatifs concernant le nouveau projet de l'Organisation Mondiale de la Santé :

  •  «(il) précise qu'une réduction de ce pourcentage à moins de 5 % par jour "apporterait des bénéfices supplémentaires". Cinq pour cent de l'apport énergétique total, cela représente approximativement 25 grammes de sucre par jour (environ 6 "cuillères à thé" selon le communiqué) pour un adulte doté d'un indice de masse corporelle (IMC) normal. Évidemment, la dose doit être moindre chez tous ceux et celles qui souhaitent perdre du poids... »
  • « Une seule canette de soda sucré contient jusqu'à 40 grammes (environ 10 cuillères à thé) de sucre. Dans ce dernier cas, il s'agit de calories dites "vides", qui n'ont donc aucun intérêt nutritionnel pour l'organisme. Qui plus est, ces calories ne provoquent pas de sensation de satiété et sont donc directement impliquées dans la prise de poids.»

Lire aussi la dépêche AFP "source" sur le même journal :  http://www.lepoint.fr/monde/l-oms-veut-lutter-contre-la-consommation-d-aliments-riches-en-sucres-caches-04-03-2015-1909971_24.php.

Un simple et rapide de calcul démontre à l'évidence que la dose maximale de soda pouvant être consommé est de 20cl par jour.
Et encore «pour un adulte doté d'un indice de masse corporelle (IMC) normal» !
Et encore à condition de ne pas consommé parallèlement d'ingrédients comportant des sucres ajoutés et plus ou moins cachés.

Reprises récemment en France par le Haut Conseil de la Santé, les préconisations de l'OMS concernant la consommation de boissons alcoolisées sont toujours de 2 verres pour les femmes et 3 verres pour les hommes comme limite à ne pas dépasser : Click.
Soit 2,5 verre en moyenne unisexe.
Soit 20% de plus que la limite qui concerne les sodas et en plus dans ce cas-là on peut s'autoriser une petite pâtisserie !

Il apparaît donc une fois de plus (mais de' manière encore plus flagrante désormais) que la commission des Affaires Sociales qui se réunira la semaine prochaine à l'Assemblée Nationale devrait à l'évidence s'attacher à ramener le niveau de pénalisation fiscale et nutritionnelle appliqué aux boissons sucrées au-delà de celui que subissent les boissons alcoolisées.
Et cela bien plutôt que de proposer aux parlementaires des amendements aggravant encore le sort de celles-ci.
Et notamment du vin.

Lequel, malheureusement, ne dispose pas, contrairement à ce qu'on pense généralement, d'une puissance lobbying équivalente à celle de la malbouffe.
Laquelle bénéficie de sommes extrêmement considérables acquittées par le contribuable et mises à son service par l'intermédiaire d'officines spécialisées particulièrement dans la diabolisation du "divin breuvage".

Qui est le meilleur vecteur de "bienbouffe" comme l'a démontré depuis longtemps l'étude dite "de Copenhague" :  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10643379.

 

De quoi s’inquiéter ? (2)

Résultat de recherche d'images pour "valls hollande"

Notre déontologie nous impose d'apporter à nos lecteurs une information précise et surtout complète.
C'est pourquoi nous les invitons à s'intéresser à ce communiqué officiel : http://www.gouvernement.fr/manuel-valls-il-ne-faut-pas-opposer-environnement-et-agriculture.

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Voir notamment l'avant dernier paragraphe : « LA FRANCE RETROUVE SA PLACE DE 1ER PRODUCTEUR MONDIAL DE VIN »
Et tout particulièrement la fin :
«Aux viticulteurs inquiets d'un éventuel durcissement de la loi Evin par la future loi de Santé, le Premier ministre a été clair : "l’objectif partagé est bien de lutter contre l’usage nocif de l’alcool et non contre toute forme de consommation. Comment pourrait-on, en tant que pays exportateur, stigmatiser l’un des produits phares qui concourent non seulement à soutenir notre économie, mais qui concourent à l’identité même de la France dans le monde ?"»

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 Cela étant indiqué, on nous permettra, nous osons l'espérer, de rester fidèles à notre principe d'analyse selon lequel répondre à une question par une autre question est une méthode qui n'est généralement pas totalement exempte d'une certaine ambigüité...
À comparer avec les propos du Président de la République qui, 2 jours avant le Premier Ministre, avait limpiment assuré «qu’aucune disposition nouvelle ne serait prise en matière de publicité pour le vin dans le cadre de la loi de santé publique» : http://www.vitisphere.com/breve-72321-tweet.html.
Beaucoup plus clair, non ?

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Dommage que le chef du gouvernement n'ait pas carrément calqué ses propos sur ceux du chef de l'État, n'est-ce pas ?

 Bon... on pourra nous faire remarquer, évidemment, que c'est déjà mieux que s'il avait carrément dit l'inverse.
C'est sûr, mais en même temps, ça... ça aurait été un peu difficile, pas vrai ?

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