Fin de la pause !

Il y a une semaine, un site spécialisé dans les questions de consommation alimentaire et très attentif aux tendances et aux prévisions annonçait que la canicule aurait une influence extrêmement positive sur les ventes de certains produits,  notamment les bières blondes : http://www.lsa-conso.fr/canicule-ces-produits-dont-les-ventes-vont-exploser,213993.

Ce qui rejoint une évidence mise à disposition par le sens commun le plus élémentaire : concernant les boisons alcoolisées, en période de forte chaleur, la consommation de bière blonde s' accroît beaucoup plus que celle de vin rouge.

Résultat de recherche d'images pour "ministère santé"Et c'est pourtant un verre de vin rouge qui a été choisi par le ministère de la Santé et l'INPES pour déconseiller la consommation d'alcool en ce très chaud début d'été.
Lire notre article précédent : "Canicule".

«Pas surprenant  -ajouterons les plus anciens- ça a toujours été comme ça : c'est toujours le vin qui est stigmatisé.  Même lorsqu'il s'agit des accidents de la route du samedi soir !»

D'accord... sauf que,  du moins concernant un organisme officiel, cela ne s'était pas produit depuis très longtemps !
13 ans environ selon nous, puisqu'il faut remonter à une certaine campagne de la sécurité routière qui avait d'ailleurs donné lieu a action en justice.
C'était en 2002 : http://news.autojournal.fr/news/1409644/Campagne-sécurité--journal-automobile-video.

Ce fut le point de départ d'une mobilisation indignée qui trouva son aboutissement dans la création du Conseil de Modération et Prévention en 2006 : Click.
À partir de là,  les campagnes ne furent plus contre la moindre consommation mais bien contre l'abus.
Et un réel équilibre fut trouvé entre les d différentes boissons alcoolisées.
Exemple 2008 :

Boire trop : campagne contre l'alcoolisme des... par roycod

Exemple 2011 :

Mais en 2014, le CMP fut sournoisement assassiné.
Lire notre article "Le point sur certaines questions en cours (2)".                                           Fin de la pause !

Nous voici revenus au statu quo ante.
Alors,  il va peut-être falloir revenir aux méthodes d'ante.
Par exemple en commençant par relire l'article L3311-3 du code de la santé publique : «les messages de prévention et d'information ne doivent pas présenter de caractère discriminatoire entre les différents produits»...

Nous avions dit lors de l'exécution du CMP que (faute peut-être d'avoir assez poussé) «nous avons reculé en mêlée» et qu'il fallait donc s'attendre «à souffrir en défense.»
Mais cela ne voulait certainement pas dire qu'il faut baisser les bras et accepter de "prendre des essais".

N"est-ce pas à l"occasion des plus fortes offensives que l'on peut espérer voir les plus belles actions défensives et, parfois... de bien belles contre-attaques ?

.

 

Canicule

Résultat de recherche d'images pour "canicule"Il y a un mois et demi, le ministère de la santé édictait un certain nombre de recommandations en cas de vague de chaleur : http://www.sante.gouv.fr/vague-de-chaleur-recommandations-pour-la-population.html.

Au chapitre "COMMENT SE PROTÉGER", on pouvait lire ceci : « 2) Boire régulièrement Sans attendre d’avoir soif. De l’eau essentiellement, des fruits pressés éventuellement. Jamais d’alcool. Éviter sodas et autres boissons sucrées. Évitez les boisons à forte teneur en caféine (diurétiques)»

Bon, le "jamais d'alcool", venant de ce ministère, chaleur ou pas, on est habitués ! Résultat de recherche d'images pour "sodas"Par contre, ce qui est plus intéressant c'est ce qui est dit à propos «des sodas et autres boissons sucrées » et aussi des «boisons à forte teneur en caféine».Que dire alors de la star des sodas sucrés, dans la mesure où l'on sait bien qu'elle comporte non seulement de l'acide phosphorique mais également une teneur non négligeable en caféine !

À partir d'aujourd'hui, provenant de la même source et dans le contexte de canicule que nous connaissons, des recommandations sont diffusées sur les chaînes de télévision par l'intermédiaire de "spots".

On se dit que ce qui vaut en cas de vague de chaleur est encore plus valable en cas de canicule. Et que les prescriptions que nous venons d'évoquer seront toutes reprises. Pour l'alcool,  bien entendu, pas de problème ! On constate même sans surprise que le verre qui illustre le logo proscrivant n'est ni une chope de bière ni un verre à pastis mais bien un ballon de rouge. Par contre, rien sur les sodas sucrés caféinés ! Manque de place ? 35 secondes C'est trop court pour tout pouvoir dire ? Mais on constate que sur le format "longue durée" (1 min 15) c'est pareil :

À notre avis, le problème est qu'en l'occurrence et comme bien souvent,  les occultations ont été décidées en fonction des vecteurs de communication, lesquels sont avant tout des marchands d'espaces publicitaires. Et la loi  Évin, nous l'avons maintes fois souligné ici, interdit la publicité aux boissons «à limiter» (World Cancer Research Fund) mais pas aux boissons «à éviter».

Ce qui, de fait, induit un rapport de force biaisé à l'égard des médias, notamment télévisuels. Et par conséquent à l'égard aussi des politiques souvent télévisés. Ou qui souhaitent l'être.

Cela étant dit, la télé n’explique pas tout, puisque sur les autres documents "grand public ce n"est pas mieux.

Voir ce dépliant [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1027.pdf] cet autre [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1185.pdf] ou cette affiche [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1028.pdf].                                      Pas trace de boissons sucrées, caféinées ou cumulant ces deux caractéristiques...

Alors quelle explication ? Qu'est ce que les fabricants de boissons délétères ont les moyens d'acheter, à part des espaces publicitaires ?

.

 

Reconversion sans rupture

IL ya quelques jours, l'échange entretenu avec l'un de nos lecteurs, "Rougequitache", nous a donné à réfléchir (voir en bas de page : Click).
Notamment en ce qui concerne le budget de nos adversaires.
Et aussi sur certaines notions.
Exemple : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Pantouflage.

De : Avenue Duquesne, 75007 Paris À : Rue Saint-Fiacre, Paris

Nous avions eu. la semaine précédente, compte tenu de la bagarre en cours, à surveiller de près l'agitation médiatique.
Cela nous donna l'occasion de visionner, entre 2 publicités pour un célèbre soda-cola à base d'acide phosphorique carbo-hydraté, à une émission intitulée" Le grand décryptage" sur la chaîne d'informations continue I télé.

C'était le 12 juin :

C'est ainsi que nous pûmes (de 28 min 20sec à 28 min 40 sec) entendre le secrétaire général adjoint de l'ANPAA, préconiser la "taxation au degré" du vin, ce qui pénaliserait considérablement la consommation des ménages modestes soucieux de perpétuer une très ancienne pratique nationale.
Pratique qui a contribué à faire de notre pays, aux yeux du monde entier, celui de "l'art de vivre à la française".
Et conféré à ses ressortissants un enviable niveau d'espérance de vie.

La préconisation émise par ce monsieur constitue l'objectif sous-jacent. à toutes les manipulations contre le vin.
Un exemple parmi d'autres ?
Relire notre article "Nous y voilà !".
Un autre ?
Pas de problème : "Agression œnophobe, à la découverte des motivations".

Selon les comptes présentés par l'ANPAA (20, rue Saint-Fiacre, 75002 PARIS), cela à l'occasion de son Assemblée Générale en 2014, cette association bénéficiait en 2013 d'un "total produits" de plus du 85 millions d'euros.
Un budget en constate augmentation malgré la baisse tout aussi constante de la consommation d'alcool.
Et alimenté essentiellement par le Ministère de la Santé ( 14 Avenue Duquesne, 75007 Paris).

Un ministère au sein duquel le secrétaire général adjoint et désormais fréquent porte-parole de l'ANPAA, avant de devenir un personnage important de cette organisation, occupait un poste de haut niveau.
Du moins selon ce site : http://www.franceinter.fr/personne-bernard-basset.

Le trajet n'est pas trop long entre l'avenue Duquesne et la rue Saint-Fiacre : environ 17 mn (voir plan en haut de page).

.

 

Prise en main présidentielle

Il ne faut  pas hésiter à le dire haut et fort !
Dans le dernier épisode de la guerre éternelle qui oppose les défenseurs du vin aux fachygiénistes, la prise en main de la question par l'Élysée a eu des conséquences tout à fait positives.
Lire ce résumé du dernier communiqué de presse émis par Vin & Société : Click.
Et l'amendement dont il est question : re-Click.

Résultat de recherche d'images pour "HOLLANDE VIN VINEXPO 2015"

Et quel plaisir que d'avoir vu auparavant (dimanche dernier à Vinexpo) le Président de la République un verre à la main et sans complexes !

 

Insincère Marisol

1- Insincérité
Si les ministres veulent que l'on croie à leur sincérité, encore faut-il que leurs prises de position soient cohérentes,
Du moins à quelques mois d'intervalle.
On peut voir et entendre Mme Marisol Touraine, ministre de la Santé, déclarer que la loi Evin fonctionnait très bien depuis 30 ans.
C'est ici, dans cette courte vidéo :


Loi Evin : Touraine «regrette que la loi Macron... par libezap

 Or, ce n'est pas ce qui ressort des propos qu'elles tenait à l'Assemblée Nationale tout au début du mois d'avril dernier à l'occasion de la discussion sur le projet de loi de santé publique : «On a beaucoup entendu l’opposition, mais je souligne que les parlementaires de la majorité se sont fortement impliqués, et ce dans de multiples directions, certains plus sensibles à des arguments de santé publique, d’autres au besoin de clarification du droit en vigueur – je pense à l’amendement défendu en commission par M. Denys Robiliard, fruit d’un travail extrêmement approfondi, à l’article 4 bis. Dès lors que son amendement ne serait pas voté, je sais qu’il souhaite qu’un travail de clarification juridique soit mené.  Quel doit en être le cadre ? À nous d’en discuter dans les jours qui viennent.
Ce peut être un cadre strictement parlementaire s’il s’agit de votre commission, ou d’un groupe de travail qui comprendra des membres de la majorité et de l’opposition.»
Mais les jours passèrent, passèrent et rien ne vint «pour réfléchir aux éventuelles difficultés d’interprétation juridique que poserait la loi Evin.»
http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2014-2015/20150197.asp#P495007

Les promesses rendent les enfants joyeux, dit-on, et nous devons reconnaître avoir fait preuve en l'occurrence d'une naïveté quelque peu puérile.
Voir notre article "Satisfactions (2)".
Effectivement, plus de 2 mois après, toujours pas trace de "commission" ni de"groupe de travail" : Nous aurions dû être plus attentif à la date à laquelle Mme Touraine avait pris cet engagement : le 1º avril.

D'autres ont immédiatement compris qu'il s'agissait d'une farce.
Notamment certains parlementaires de la même sensibilité que la ministre qui ont pris très rapidement leurs dispositions afin que l'initiative ne se noie pas dans les sables.
Ce fut notamment le cas de M, Florent Boudié, député de la Gironde, qui publia dès le lendemain sur son blog, parlant de lui-même et de M. Gilles Savary, autre élu du même département : «les deux députés vont dès à présent travailler, en lien avec le député Denis Robillard, pour intégrer, si l’état d’avancement de la lecture sénatoriale le permet encore, des mesures de sécurisation juridique du régime de publicité des boissons alcoolisées dans le cadre de la loi dite "Macron", au titre de la compétitivité de la filière viticole et de sa contribution à l’économie nationale.»
http://florentboudie.fr/2015/04/02/loffensive-du-lobby-hygieniste-contre-le-vin-repoussee-a-lassemblee-nationale/

2. Antiparlementarisme
Il fut sidérant de constater tout au long de cette semaine l'écho médiatique de cette affaire.
Et désolant de voir nombre de journalistes de toutes sensibilités presque traiter de corrompus par les lobbies les élus de la République.
Et se rejoindre sur ce point, même lorsqu'ils étaient censés s'affronter en duel : Voir la vidéo ici à partir de la septième minute :

Bien sûr, quand ce type de soi-disant controverse  ou autre émission tout aussi dénigrante sont immédiatement suivies d'une publicité pour telle fameuse marque de soda à base d'acide phosphorique carbohydraté (*), ce n'est que le fruit du hasard !

 (*) Rappelons encore une fois que, selon le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, les boissons sucrées sont à éviter (recommandation nº3, p.11) alors que les boissons alcoolisées ne sont qu'à limiter (recommandation nº6, p.12), sachant que l'ordre de ces recommandations n'est pas neutre : http://www.wcrf.org/int/research-we-fund/our-cancer-prevention-recommendations (PDF).
Et que les premières, beaucoup moins taxées que les secondes, ne subissent aucune entrave en matière de publicité... elles !
Un paradoxe soigneusement occulté en France... probablement pour raison de perméabilité au lobbying dans certaines instances.

.

 

Excellente nouvelle pour la démocratie !

C'est à un stupéfiant déchaînement médiatique, à une incroyable entreprise de désinformation et de conditionnement des esprits qu'ont résisté cette nuit les élus du peuple réunis en Commission Spéciale à l'Assemblée Nationale, rejoignant ainsi la quasi-totalité des sénateurs.

Cette offensive, basée sur la plus parfaite mauvaise foi et organisée suivant le principe du pilonnage incessant, s'est déroulée lundi dernier (08/06/2015) tout au long de la journée.

Nous y reviendrons.

Pour l'heure, savourons le fait que, comme le dit très bien  l'association Vin et société dans un très récent communiqué, «la commission spéciale du projet de loi dit "Macron" a choisi de maintenir la définition de la publicité adoptée au Sénat en première lecture début mai.»

Et qu'ainsi «les parlementaires permettent aux journalistes et aux acteurs de l’oenotourisme de sortir de l’insécurité juridique.»

Nous invitons instamment nos lecteurs à prendre connaissance du dit communiqué dans son intégralité.

Ils pourront le télécharger après avoir cliqué ici :

Loi Evin-Les parlementaires font le choix de la clarification

Ivres de rage, avides de vengeance, les œnophobistes nauséabonds vont-ils maintenant alimenter une fois de plus le redoutable anti-parlementarisme ambiant ?

 

.

 

Magie contre manipulation

-1- Magie du vin

  Qu'il fut donc agréable à lire le début de cette dépêche AFP du 6 mai dernier : http://www.lepoint.fr/politique/loi-macron-le-senat-distingue-information-et-publicite-sur-le-vin-06-05-2015-1926721_20.php !

Bien sûr parce que l'adoption au cœur de la nuit de cet amendement nous rapproche du moment où, concernant le sujet du vin, les journalistes et les autres citoyens seront protégés des persécutions procédurieres à visées censurantes.
Une perspective qui emplit l'ANPAA d'une grande fureur : http://www.anpaa.asso.fr/presse/espace-presse/674-urgence-lobby-alcoolier-liquider-loi-evin-.

Bien sûr aussi parce qu'il s'agit là d'une importante prise de conscience après d'importants et longs travaux de démonstrations argumentées, exemples et preuves à l'appui.
Même si rien n'est encore acquis puisque ce sont les députés qui seront,  en dernière instance, appelés à trancher dans quelques semaines.

Mais bien sûr encore et surtout parce que l'adoption au cœur de la nuit de cet amendement fut acquis à la quasi-unanimité puisque seule une voix manqua !
Et cela contre l'avis du gouvernement...
Ce que la dépêche a malheureusement oublié de préciser mais qui est indiqué dans certains articles.
Par exemble dans celui-ci : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Communes/Tours/n/Contenus/Articles/2015/05/14/PROMOTION-Les-senateurs-assouplissent-la-loi-Evin-2328751.

Il faut dire que les co-signataires de la proposition adoptée étaient eux-même issus de sensibilités tout à fait différentes.
Et que leurs leaders sont 3 "historiques" de la défense du vin : les sénateurs César (UMP), Courteau (PS) et Patriat (PS).
Le vin reunit les hommes par dessus les divergences, permet le dialogue et les grandes realisations comme l'avait déjà noté Platon... il y a 2,5 millénaires !
Car le vin réunit aussi par delà le temps.
Et par delà l'espace car des parlementaires français il y en a tout autour du monde.

Brest,  Saint-Pierre-et-Miquelon, Papeete, Nouméa, Saint-Denis de la Réunion, Bastia... : le soleil ne se couche jamais sur la France et ses circonscriptions électorales !

-2- Manipulation

Mais la fureur de l'ANPAA évoquée plus haut, ne serait-ce pas "du cinéma" ?
Et si oui, dans quel but ?
On peut en effet se demander quelle est la vraie stratégie de cette organisation.
Et son réel objectif.

Expliquons-nous.
Il faut savoir que l'ANPAA se montre généralement d'une vigilance extrêmement bien organisée à l'égard des actes et propos de la résistance œnophile.
Nous sommes bien placés pour ne pas l'ignorer.

Or, au cours de la " bataille du 1º Avril" un député s'était particulièrement illustré en tant que défenseur du vin et il s'agit de M. Florent Boudié député de la Gironde.
Un homme qui n'a pas pu échapper à l'attention de l' ANPAA, ni lui ni les propos qu'il tenait sur son blog le lendemain même du débat c'est à dire le 2 avril :
«Comme Gilles Savary l’avait proposé à l’occasion d’une récente rencontre entre les parlementaires girondins et les représentants du CIVB, les deux députés vont dès à présent travailler, en lien avec le député Denis Robiliard, pour intégrer, si l’état d’avancement de la lecture sénatoriale le permet encore, des mesures de sécurisation juridique du régime de publicité des boissons alcoolisées dans le cadre de la loi dite "Macron", au titre de la compétitivité de la filière viticole et de sa contribution à l’économie nationale. ».
C'était clair, non ?
Or, visiblement, aucune parade n'a été mise en place.
Pourquoi ?

Ne serait ce pas pour se ménager l'occasion d'une jouissive démonstration de puissance ?
Et pour bien montrer qui commande in fine...

À l'heure où ces lignes sont publiées, une massive et sophistiquée manœuvre est en cours.
Objectif : manipuler les élus du peuple depuis l'extérieur de l'hémicycle notamment par médias interposées.
Une offensive que nous décrypterons très bientôt mais pour l'heure on peut déjà prendre connaissance du texte qui a été adressé aux députés membre de la commission spéciale réunie dès aujourd'hui : CLICK (PDF).

Qu'il fut donc agréable à lire le début de cette dépêche AFP du 6 mai dernier :

http://www.lepoint.fr/politique/loi-macron-le-senat-distingue-information-et-publicite-sur-le-vin-06-05-2015-1926721_20.php

Bien sûr parce que l'adoption au cœur de la nuit de cet amendement nous rapproche du moment où, concernant le sujet du vin, les journalistes et les autres citoyens seront protégés des persécutions procédurieres à visées censurantes.

Une perspective qui emplit l'ANPAA d'une grande fureur :http://www.anpaa.asso.fr/presse/espace-presse/674-urgence-lobby-alcoolier-liquider-loi-evin-

Bien sûr aussi parce qu'il s'agit là d'une importante prise de conscience après d'importants et longs travaux de démonstrations argumentées, exemples et preuves à l'appui.

Même si rien n'est encore acquis puisque ce sont les députés qui seront,  en dernière instance, appelés à trancher dans quelques semaines.

Mais bien sûr encore et surtout parce que l'adoption au cœur de la nuit de cet amendement fut acquis à la quasi-unanimité puisque seule une voix manqua !

Et cela contre l'avis du gouvernement...

Ce que la dépêche a malheureusement oublié de préciser mais qui est indiqué dans certains articles.

Par exemble dans celui-ci :

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Communes/Tours/n/Contenus/Articles/2015/05/14/PROMOTION-Les-senateurs-assouplissent-la-loi-Evin-2328751

Il faut dire que les co-signataires de la proposition adoptée étaient eux-même issus de sensibilités tout à fait différentes.

 Et que leurs leaders sont 3 "historiques" de la défense du vin : les sénateurs César (UMP), Courteau (PS) et Patriat (PS).

Le vin réunit les hommes par dessus les divergences, permet le dialogue et les grandes réalisations comme l'avait déjà noté Platon... il y a 2,5 millénaires !

Car le vin réunit aussi par delà le temps.

Et par delà l'espace car des parlementaires français il y en a tout autour du monde.

Brest,  Saint-Pierre-et-Miquelon, Papeete, Nouméa, Saint-Denis de la Réunion, Bastia... : le soleil ne se couche jamais sur la France et ses circonscriptions électorales !

 

 

Vote à Strasbourg

Suite de notre article "ALERTE À BRUXELLES".

 

On peut ici découvrir quel a été le résultat du débat ayant eu lieu mercredi dernier au Parlement européen :

http://www.agrisalon.com/actualites/2015/04/29/le-parlement-europeen-veut-afficher-les-calories-sur-les-bouteilles.

On notera que l'amendement visant à n'imposer la mesure qu'aux seuls "alcopops" a tout de même obtenu 46% des suffrages.

Ce qui n'est pas si mal pour un vote "sudiste" vu la latitude à laquelle se situent les lieux de puissance dans l'UE.

Que ce soit officiellement ou effectivement.

 

En effet, au centre de gravité du pouvoir on a plutôt l'occasion d'inhaler des effluves de houblon que de fruits : raisins,  pommes,  etc...

Et, fort logiquement, «la filière européenne de la bière s'est déjà prononcée en faveur d'un tel étiquetage...» se prévalant d'une charge calorique moindre que les autres alcools à quantité égale.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2015/04/29/le-parlement-europeen-veut-afficher-les-calories-de-l-alcool-sur-les-bouteilles-715197.html.

Elle en profite aussi pour asséner une "vérité trompeuse" en affirmant que la bière est dotée d'une «charge calorique» moindre que celle du vin.

Ce qui est vrai pour les bières les plus légères mais surtout à quantité de liquide égale.

Or les "verres standard" de l'une et l'autre boissons, calculés approximativement sur l'"équivalence alcool", sont nettement différents :

▪ 10 cl pour le verre de vin

▪ 25 cl pour le "demi" de bière.

 

 

Voici un article qui nous montre qu'un verre standard de bière apporte environ 120% des Kcal qu'apporte un verre standard de vin : http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-la-biere-moins-calorique-que-le-vin-_15964.html.

Mais il montre aussi que les grands gagnants de l'affichage de ces calories seraient les producteurs de whisky !

Rappel : nous avons parlé de whisky dans l'article "ALERTE À BRUXELLES" auquel celui ci fait suite...

Dès lors, 2 questions se posent :

▪ les représentants des brasseurs auraient-ils involontairement agi contre les intérêts de leur profession ?

▪ est-ce vêtus de kilts qu'ils préfèrent entendre le son des cornemuses ?

 

À titre d'information, nous indiquons que notre association,  formée de femmes et d'hommes de toutes professions et toutes obédiences,  avait, la veille du scrutin, envoyé une communication à l'ensemble des députés européens élus en France.

On trouvera ci-dessous (en bleu) les arguments que nous avons mis en avant et cela en complètement de ceux, beaucoup plus techniques qui avaient été transmis par les structures professionnellement intéressées au débat a ces mêmes parlementaires :

 

...vous savez bien que le vin est la "boisson totem" [de la France] ainsi que le disait Roland Barthes.

Et aussi un facteur constitutif de son attractivité, de son ècohomie, de ses paysages, de son histoire et de sa culture.

 

Demain, devant le parlement européen, cette richesse va être une fois de plus menacée.

Nous nous sommes sûrs que vous aurez à cœur non seulement de défendre cet héritage plusieurs fois millénaire mais également de convaincre les députés des autres pays membres afin qu'ils se joignent à vous.

 

En effet, si sa culture (et c'est heureux) s'étend aujourd'hui à toute notre planète, il convient de se souvenir que l'Europe en fut pendant des siècles le sanctuaire.

Sans elle serait-il toujours ?

Sans lui sera-t-elle encore ?

Et aux yeux de l' Histoire que serions-nous si nous esquivions ce combat ?

 

«La vérité est dans le vin» trouve-t-on dans "Le banquet" de Platon.

Et c'est à la suite dun autre banqet que Platon écrivit "La République".

Sans cet ouvrage parvenu jusqu'à nous au travers de la Renaissance et du Siècle des Lumières, vivrions nous aujourd'hui en démocratie ?...

 

.

 

Satisfactions (2)

Reprenons la liste des motifs de satisfaction qui ont été les nôtres à la lecture du compte-rendu de la session tenue à l'Assemblée Nationale, le 1º avril dernier.

2) Mme Marisol Touraine et l'article 4 bis.
(Nota Bene : cet article est issu de l'amendement AS1207 -Robiliard- adopté en commission des affaires sociales le )

.Rappelons que  Mme la ministre avait donné un avis défavorable en commission à cet amendement visant à réduire un tant soit peu les attaques outrancières que l'ANPAA particulièrement exerce à l'égard de toute communication autour du vin notamment.
Elle a donc, en toute logique, introduit un amendement de suppression et l'article est tombé, ce qui est bien regrettable.
Mais 2 points sont à souligner :

.
..a) considérant l'amendement "Robiliard", elle a bien voulu reconnaître qu'il était «le fruit d'un travail extrêmement approfondi» et qu'il répondait à un «besoin de clarification du droit en vigueur».
Ce qui répond aux odieuses attaques dont ce texte a fait l'objet, notamment sur le plan médiatique : voir notre article "Carrément scandaleux!".
Attaques qui ont bien dû faire plaisir aux signataires de cette lettre ouverte au Président de la République : CLICK (PDF).
.
..b) elle s'est dite ensuite «ouverte aux propositions» qui permettraient de «réfléchir aux éventuelles difficultés d’interprétation juridique que poserait la loi Evin».
Cela dans un cadre qui reste à définir.
On peut, bien entendu,  faire confiance aux "marquis de ministère" et autres oenophobes infiltrés pour employer une énergie considérable à "pourrir le dossier".
Mais, même si rien n'est encore acquis, force est de constater qu'une perspective de retour à la raison est désormais discernable.
En tout état de cause, que Mme Touraine le sache, si nous étions amenés à constater qu'à l'inverse de la plupart de ses prédécesseurs, elle parvenait à s'émanciper de la technostructure infiltrée qui la cerne, nous saurions le dire !

Point d'actualité :


La presse s'en est largement fait l'écho récemment, «après une décennie de baisse, la consommation de cannabis chez les adolescents de 17 ans est repartie nettement à la hausse» : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/04/21/le-cannabis-en-forte-hausse-chez-les-ados_4619794_3224.html .
.Ce qui est vraiment préoccupant puisque «parmi les jeunes ayant fumé du "shit" dans l’année 25,7 % des garçons et 17,3 % des filles présentent un risque élevé d’usage dit problématique ou de dépendance. Soit 8 % de l’ensemble des adolescents de 17 ans, contre 5,3 % en 2011. On sait notamment que le cannabis induit des troubles de l’apprentissage et de la mémoire et qu’il peut précipiter la survenue de troubles psychiatriques.»

.Ne se sentent-ils pas un peu responsables ces soi-disant alcoologues patentés qui, depuis quelques années, en parallèle de leurs propos oenophobes, préconisent, arguments relativisant à l'appui, des mesures potentiellement déculpabilisantes à l'égard de cette substance ?
.Exemples :
- en 2011, l'ANPAA du Dr Rigaud demandait que «soit étudiée une légalisation contrôlée du cannabis» : CLICK (PDF).
- en 2013, le Pr Reynaud de la Fédération Française d'Alcoologie, à l'occasion de la remise de son rapport à la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et Toxicomanies, préconisait «une meilleure cohérence de la législation entre drogues licites et illicites est préconisée, la tendance à se focaliser sur la pénalisation du cannabis cachant notamment la sous-évaluation des dommages de l’alcool chez les jeunes» : http://www.federationaddiction.fr/le-pr-michel-reynaud-rend-son-rapport-a-la-mildt/.

C'est-y pas de la bonne banalisation,  ça madame,  bien d'chez nous ?

                                                              (À suivre)

Article précédent dans la série : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/satisfaction-1/.
Article lié : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/cannabis-1/.

.

.

 

ALERTE À BRUXELLES !

commission_europe_batiment

 Nous ne sommes pas encore tout à fait sorti de la bagarre qui nous a fort occupé depuis depuis plus de deux semaines au plan national et c'est à présent de l'Union Européenne que provient un nouveau danger pour un élément historiquement constitutif de l'Europe et de sa spécificité collective !

Voir notre mini-fiche "L'Europe".

En effet, très récemment, la présidence lettone a mis à l’ordre du jour du conseil informel santé une discussion sur la stratégie alcool de l’UE.
Semble-t-il à la demande des États membres : CLICK (PDF).

Les lecteurs anglophones pourront voir aussi dans ce document que le débat est introduit "à charge" : CLICK (PDF).

Tout se passe vraiment comme si, les œnophobes patentés, constatant la détermination et le "savoir-faire" de l'œno-résistance française, lassés d'échouer à Paris dans la mise en œuvre de leurs funestes projets, avaient décidé de "faire le tour par Bruxelles".

On peut essentiellement mettre en évidence 2 dangers principaux indiqués dans le document produit plus haut :
;;  1) restrictions à l'accès et à la communication allant au delà même des dispositions découlant de la loi Êvin sur-interprètée telles que nous les connaissons en France.
;; 2) "minimum unity pricing", variante écossaise de la taxation au degré qui multiplierait par environ 6,5 fois le prix minimal du vin sur la base de l'option votée par le parlement d'Edimbourg !
Ce qui compliquerait considérablement l'accès à la salutaire consommation régulière et modérée pour les les classes populaires et les milieux défavorisés.

Et, parmi les boissons alcoolisées, procurerait un avantage relatif certain aux spiritueux.
Le Scotch whisky, par exemple...

Un breuvage dont les français sont déjà les premiers consommateurs mondiaux : http://www.ladepeche.fr/article/2013/03/08/1577880-la-france-en-tete-de-la-consommation-mondiale-de-whisky-ecossais.html.
Et dont la marque leader en France appartient au groupe Pernod-Ricard... groupe dont le directeur général déclarait naguère agir résolument pour obtenir une subséquente augmentation de la fiscalité appliquée au vin : relire le début de notre article "Au Sénat, intervention anisée".

Autre document sur ce sujet, les représentants des états membres ou associés au sein du CNAPA, le Committee on National Alcohol Policy and Action : CLICK (PDF).

.

.