AVIS AUX LECTEURS DE CE BLOG !

POUR DES RAISONS TECHNIQUES ET A COMPTER DE CE JOUR, 20 JANVIER 2012, LA PARUTION DE NOUVEAUX ARTICLES S'EFFECTUERA SUR UN NOUVEAU BLOG.: http://honneurduvin.over-blog.com/
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Avis aux lecteurs de ce blog

20.01.12 | par rédacteur [mail] | Catégories: Revue de Presse
Pour des raisons techniques et à compter de ce jour, 20 Janvier 2010, la parution de nouveaux articles s'effectuera sur un nouveau blog.: http://honneurduvin.over-blog.com/ Pour être toujours au courant des derniers articles parus entrez votre adresse mail dans "inscription à la news letter". Pour consulter les articles déjà parus, cette adresse, http://www.honneurduvin.com/, reste valide. Nous prions chacun de bien vouloir nous excuser pour la gêne occasionnée et aussi de ne pas oublier que postérieurement à la période électorale qui s'annonce, fortes sont les probabilités selon lesquelles les attaques contre le vin vont être réactivées. Le répit que nous connaissons actuellement est donc, à notre avis, trompeur et la vigilance, par conséquent, reste de mise. Enfin, et c'est très important, nous tenons à remercier le plus chaleureusement possible l'équipe de Vitisphère pour l'appui et le temps consacré pendant ces presque 3 années écoulées depuis la naissance de notre association.

Parlement, loi de finances: boissons sucrées (5° et dernière partie)

13.01.12 | par rédacteur [mail] | Catégories: Vigilance
Cette ultime volet doit plutôt être considéré comme une annexe car son objet est d'apporter quelques compléments d'information.

Tout d'abord au travers d'un important article de l'American Journal of Clinical Nutrition paru en 2006 et démontrant, le rôle des sugar-sweetened beverages dans le développement de l'obésité notamment au travers de leur capacité à tromper les mécanismes de satiété : http://www.ajcn.org/content/84/2/274.long
Ceci favorisant évidemment les comportements addictifs.
Comportements que certains parents, insuffisamment informés du danger, s'amusent à favoriser dès le plus jeune âge !
http://fr.search.yahoo.com/search;_ylt=A7x9QXwS9g1PcnUAn7BjAQx.?p=coca+cola+addiction&ei=UTF-8&fr=yff35awe&xargs=0&pstart=1&b=51
Bien sûr, ce n'est pas depuis l'UMR 1125 que Mme Bricq sera informée de ce rôle des boissons sucrées, celles que leurs élaborateurs préfèrent en France qualifier de "rafraîchissantes" (voir ce blog du 17/09/10).

Pas plus qu'elle n'aurait pu l'être depuis le Ministère de la Santé, du moins au temps de Mr Houssin (ex-DILGA), non plus évidemment des bénéfices du vin contre le diabète et l'obésité. Pourtant un autre ministère savait ce que nous avons souvent développé ici :
http://www.science.gouv.fr/fr/actualites/bdd/res/2475/un-extrait-du-vin-rouge-contre-le-diabete-et-l-obesite/
Et qui a été confirmé depuis : http://teatronaturale.com/article/1860.html
Mais attention ! Toutes les boissons alcoolisées n'ont pas le même effet !
Selon une autre étude, « il ressort qu’une consommation légère à modérée de vin est susceptible de protéger contre le prise de poids. A l’inverse, la consommation de spiritueux est liée à une prise de poids.»
http://www.oenologie.fr/actualite/vin-rouge-obesite
On comprend mieux selon quels intérêts convergents les obésiteurs se retrouvent au sein du Junk Food & Binge-Drinking Lobbystic System !

En attendant, malgré le fait que sa réduction soit inscrite parmi les priorités des différents PNNS depuis plus de 10 ans, l'obésité continue de croître selon les très sérieuses études ObEpi-Roche : http://profapa.fr/Documents/Ob%C3%A9pi2009.pdf
On peut voir dès les pages 1 et 3 de ce document plus exhaustif que cette enquête a été notamment menée grâce à la collaboration du Pr Arnaud Basdevant, spécialiste reconnu du sujet et auquel une importante mission de pilotage a été confiée en la matière, et ceci par la plus haute instance de la République : http://www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques-de-presse/2010/juin/mission-de-pilotage-du-plan-obesite-confiee-au-9264.html
Il s'agit du plan Obésité 2010-2013, laborieusement sorti en 2011 et qui finit par renvoyer... au PNNS ! (Voir ce blog du 03/01/12).

Mais si un jour, malgré certains et malgré tout, ce qu'ils disaient est reconnu en France comme ailleurs, il ne faudra pas oublier de rendre hommage aux précurseurs, ceux qui à la fin du siècle dernier n'hésitaient pas à faire le lien entre obésité et "coca-colonisation" : http://www.humanite.fr/node/330303

Fin de la série

Le Canard désintoxiquant

09.01.12 | par rédacteur [mail] | Catégories: Revue de Presse
Toujours en tête de la lutte contre les manipulations, le Canard enchaîné vient de publier une information digne du plus haut intérêt :

L'article commente la meta-analyse publiée dans l'European Journal of Epidemiology dont voici l'abstract : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22076059
Les relecteurs scientifiques d'Honneur du Vin ont examiné l'article intégral qui est en notre possession, et ils confirment que la lecture du Canard est la bonne.
Nous ne sommes pas autorisés à reproduire cet article mais les lecteurs qui souhaitent l'acquérir peuvent le faire à cette adresse :
https://springerlink3.metapress.com/content/8pu6001584m35146/resource-secured/?target=fulltext.pdf&sid=vg1e2vkxnqj4pl3ncmraki0w&sh=www.springerlink.com
Nous leur recommandons particulièrement la figure 5, page "844", qui concerne l'effet du vin sur l'ensemble des causes de mortalité.

Un grand merci au palmipède !
Nous connaissons un certain quarteron maléfique qui risque d'éprouver pendant quelque temps un peu de mal à digérer le magret...

Parlement, Loi de Finances : boissons sucrées (4° partie)

03.01.12 | par rédacteur [mail] | Catégories: Vigilance
Comme promis nous allons ici à la fois expliquer pourquoi nos félicitations aux députés qui ont adopté les articles 5 octies et nonies de la Loi de Finances 2012 ne sont que partielles et en quoi nous adhérons totalement à la 2° question posée par Mme Bricq, rapporteure de la commission des Finances au Sénat : "pourquoi taxer à un taux si faible qu'il ne provoquera aucune modification des comportements ?"
On verra qu'un certain nombre d'allers-retours ont eu lieu dans l'attitude du gouvernement à ce sujet.

Rappel : en Mai 2010 le Président de la République avait annoncé le lancement imminent d'un plan obésité :
http://www.24hsante.com/obesite-nicolas-sarkozy-annonce-un-nouveau-plan-sur-trois-ans
En fait ce plan ne sera rendu public qu'en Juillet 2011, ce qui est un peu tardif pour un plan 2010-2013 et entraînera aussi un certain retard pour la présentation du PNNS 2011-2015 qui avait été voulue comme quasi-concomitante.
Concernant l'évaluation qui peut être faite de ce plan, nous ne pouvons que recommander vivement la lecture de cet article :
http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/Obesite-en-France-L-industrie-alimentaire-ni-responsable-ni-coupable_a294.html
On le voit, à l'époque, ceux que nous appellerons désormais les "obésiteurs" n'avaient pas trop de souci à se faire, et pas beaucoup plus en faisant la découverte du contenu du PNNS 3. ( Nous ne sommes pas certains que le mot "découverte" soit en l'occurrence le plus adapté. )

Mais au mois d'Août, catastrophe, annonce de la création d'une taxe sur les boissons sucrées ! ( voir blog du 25/08/11 )
Indignations, cris d'orfraies, l'ANIA se déchaîne, les humoristes des médias commercialisant des espaces publicitaires s'en donnent à coeur-joie...
Et puis le débat parlementaire a lieu et on n'entend que le silence !?!
Une taxe fixe d'un montant se situant entre ceux (droits de circulation) affectés aux vins tranquilles et aux vins mousseux est donc instituée, ce qui n'est pas choquant pour des boissons bien souvent gazeuses mais pas toujours.
Mais le plus étonnant est que le montant initialement prévu a été doublé sans que ce fait soit particulièrement contesté. Voir la 1° phrase :
http://www.licences4.fr/actualites/37-Toutes_les_boissons_sucrees_vont_etre_taxees
On le constate : protestations "light", ni nouvelles vociférations ni nouvelles menaces de rétorsion comme au mois de Septembre (voir blog du 09/09).
Que s'est-il passé ?

En fait, les obésiteurs se sont rendus compte que sous la taxe il y avait une autre menace, bien plus conséquente : la partie cachée de l'iceberg.
En effet, jusqu'au mois d'Octobre le projet s'accompagnait d'une perspective d'augmentation de la TVA sur leurs produits pour la porter de 5,5 à 19,6% comme pour le vin. Lire le 2° paragraphe : http://m.futura-sciences.com/2644/show/f1c9dab24b3b07e68dffcdc824d99257&t=832df2b5c2fbd6047ea904d314d4e1d9
Or, sans doute parce que d'intenses négociations ont eu lieu, cela ne s'est pas produit.
Non seulement les sodas ne sont pas passé à 19,6 % mais ils ont même échappé au nouveau taux de 7% et restent donc à 5,5 % en tant que produits de première nécessité (!) :
http://www.europe1.fr/Economie/TVA-a-7-les-exceptions-a-la-regle-843355/index.html

A la fois "de première nécessité" et "à éviter" au titre de la lutte contre l'obésité, c'est pas impossible çà ?
Eh non : impossible n'est pas français !

C'est dommage car une partie de ce supplément de recettes aurait pu être versée à l'INPES afin que cet institut mette en place une vigoureuse campagne contre certains produits nocifs jusqu'ici épargnés. Ce sera peut-être pour une autre fois...

Mais en tout état de cause il faut savoir apprécier le premier pas franchi dans ce les historiens appelleront peut-être un jour le processus de... dé-cocacolonisation !
(A suivre)

Parlement, Loi de Finances : boissons sucrées (3° partie)

27.12.11 | par rédacteur [mail] | Catégories: Vigilance
Il est nécessaire, nous semble-t-il, que soient apportées des réponses à l'ensemble des questions que pose Mme Bricq, rapporteure de la commission des finances du Sénat, dans l'amendement déposé en son nom :
http://www.senat.fr/amendements/2011-2012/106/Amdt_I-16.html
Concernant la 3° de ces questions, nous pensons avoir répondu dans la 2° partie de cet article :
Concernant la seconde, nous ne pouvons que réaffirmer notre accord et notre soutien et nous aurons l'occasion d'y revenir.
Reste la 1° : « Pourquoi se limiter à taxer les seules boissons sucrées alors qu'il n'est pas démontré qu'elles contribuent plus que d'autres types d'aliments au développement de l'obésité ?»

Effectivement il est logique de se demander pourquoi ne pas avoir directement taxé à la base la molécule qui pose problème (C12H22O11), ce qui induirait que la fiscalité "de comportement" serait alors en accord avec les propos que tenait Adam Smith dès le Siècle des Lumières : « Le sucre, le rhum, le tabac sont des produits universellement consommés mais nulle part nécessaires à la vie, ils s'avèrent donc particulièrement propices à la taxation ».
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/obesite-de-lenfant-faut-il-taxer-les-boissons-sucrees_18900/ (voir dernier paragraphe en particulier mais ce qui précède n'est pas inintéressant).
Adam Smith devait pressentir les résultats d'études qui allaient suivre telles que celle de la Harvard School of Public Health publiée en Novembre 2006 par The Lancet laquelle a conclu que l’excès de glucose dans le sang est la cause de plus de trois millions de décès par an dans le monde, dont 960 000 directement à cause du diabète et 2,2 millions en raison de troubles cardiovasculaires :
http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2806%2969700-6/fulltext
Si on ajoute le surpoids et l'obésité (2,4 millions), le total (5,6) dépasse le chiffre attribué au tabac (4,8 millions)...
Chacun constatera le défaut de proportionnalité fiscale.
Le rhum, lui, est loin de boxer dans la même catégorie...
Mais même si l'on prend la totalité de l'"Alcohol use", le Global Health Risks de l'OMS publié en 2009 nous apprend que dans le groupe de pays auquel appartient la France, celui des pays à haut niveau de vie, le risque de mortalité afférent ne représente même pas le quart du seul "High blood glucose", l'excès de sucre dans le sang !
Voir page 11 :
http://www.who.int/healthinfo/global_burden_disease/GlobalHealthRisks_report_full.pdf

Mais il convient d'être pragmatique et de se souvenir que l'unique motif invoqué à l'occasion de l'instauration de cette taxe était la lutte contre l'obésité.
Dans le cadre de ce motif, le seul qui concerne la terrible maladie contre laquelle il lutte, il faut constater que si le rapport 1997 du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer préconisait de limiter la consommation de sucre raffiné, 10 ans plus tard le rapport 2007 recommandait plutôt, considérant sans aucun doute que c'était le meilleur moyen d'atteindre cet objectif d'éviter les boissons sucrées. Et donc ne faisait plus allusion aux produits sucrés solides.

En effet si le but est seulement d'enrayer l'épidémie d'obésité, de la stabiliser, le fait de modérer la consommation de boissons sucrées semble suffire.
Considérons ces 2 phrases extraites d'un article très intéressant :
a) Une étude menée pendant un an dans des établissements scolaires de Grande-Bretagne a montré que la diminution de la consommation de boissons sucrées et de jus de fruits permettait de stabiliser la prévalence de l'obésité chez les 7-10 ans, tandis qu'elle continuait à augmenter dans les écoles où rien n'était fait.
b) Le seul fait de remplacer les boissons sucrées par de l'eau permettrait de réduire significativement (235 calories) l'apport calorique chez les enfants américains, a révélé une autre étude, publiée en 2009 dans la revue Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine."
http://aujourdhuilemonde.blogspot.com/2010/04/boissons-sucrees-consommer-avec.html

Mathématiquement on peut donc en déduire que si l'on conservait, tout en la limitant, la consommation de jus de fruits et que l'on bannissait celle de boissons à sucres ajoutés cela pourrait permettre une lente régression du fléau. Voir recommandation n°3, page 11 :
http://www.dietandcancerreport.org/cancer_resource_center/downloads/summary/french.pdf
Cela dit, en consultant cette recommandation qui donne des conseils pour éviter la prise de poids, on aura remarqué qu'elle concerne également des aliments solides comme ceux qu'on trouve dans les fast-foods, lesquels se situent généralement dans la même sphère alimentaire que les sodas, sphère communémént appelée junk food ou "malbouffe", mais on est contraint de noter qu'ils sont déconseillés de manière un peu moins catégorique :« éviter autant que possible »... ce qui ne veut pas dire que nous soyons indifférents aux dangers de la "macdonaldisation".
On trouvera en cliquant sur ce lien une intéressante bibliographie concernant cet inquiétant phénomène : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mcdonaldisation_de_la_soci%C3%A9t%C3%A9

(A suivre)

Parlement, Loi de Finances : boissons sucrées (2° partie)

22.12.11 | par rédacteur [mail] | Catégories: Vigilance
Reprenons à présent cette phrase prononcée par Mme Bricq lors du débat qui avait eu lieu au Sénat concernant l'article 5 octies du projet de loi de finances 2012 (voir 1°partie) : « Je note cependant que le programme national nutrition santé 2011-2015, document commandant la politique de santé publique du pays, n’avance à aucun moment l’argument de la fiscalité »
Cette remarque est tout à fait pertinente mais elle devrait, à notre avis, conduire plutôt à s'interroger quant à l'attitude tout à fait étonnante du PNNS et de son président, Mr Serge Hercberg en tout ce qui concerne les boissons sucrées.
Examinons la.

Rappelons tout d'abord ce fait notoire et singulier que notre association avait mis en évidence dès le mois de Mai 2009.
Cette année là était présentée à la presse grand public la brochure PNNS NUTRITION & PREVENTION DES CANCERS, des connaissances scientifiques aux recommandations :
https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:mjWUomVYbj8J:www.e-cancer.fr/component/docman/doc_download/1435-brochure-pnns-nutrition+brochure+pnns+nutrition+prevention+cancers&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESj3Ou4me-JEZyVWu4fwynC8zOShfVJnNmm708kv0FMB4601TFA_7AnD7uCJQgravVDkJ1MA9UhZM9LQuZDO2yPllCoM0EZNmh6Di0m1jMO22-Hzft7t-O2tbEIcsncbiA34XVM7&sig=AHIEtbT8SOcaK5mKRqLMUanF5BmQOHTurw
Celle-ci produisait comme référence de tout premier ordre le rapport 2007 du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer :
http://www.fmrc.fr/PDFs/french_summary_5Nov07.pdf
Il est aisé de constater que parmi les comportements préconisés par ce rapport il est recommandé d'éviter les boissons sucrées (page 11).
Et ceci dans le cadre des risques de surpoids et d'obésité favorisant grandement la redoutable maladie.
Or dans la brochure PNNS ceci ne figure nulle part !

Mais voyons plutôt ce que disent les successifs PNNS concernant la consommation de boissons sucrées.

PNNS 1 : http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/1n1.pdf
Il y est bien parlé (page 7 : objectif nutritionnel prioritaire n°4) d'une réduction de 25% de la consommation de sucres simples mais pas un mot sur les boissons sucrées.
Le vin, lui, est cité dans l'objectif 5 avec mention d'une dose maximum.
En 2008 Mme Valérie Boyer à la tête d'une mission parlementaire sur l'obésité dira que les objectifs n'ont pas été atteints : http://www.santenpdc.org/?p=1764
Aujourd'hui Mme Boyer ne s'occupe plus d'obésité.

PNNS 2 : http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/PNNS_2006-2010.pdf
C'est un peu mieux. En page 18 (Rappel des 9 repères de consommation) il est indiqué dans la rubrique produits sucrés "Attention aux boissons sucrées" et dans la rubrique boissons "Limiter les boissons sucrées". Mais aucun repère chiffré n'est mentionné.

PNNS 3 : http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/PNNS_2011-2015.pdf
On progresse encore mais ce n'est pas très clair : pages 57 et 58, en annexe, les repères de consommation concernant l'alcool sont réaffirmés mais ne sont toujours pas indiqués pour les boissons sucrées mais si on consulte la 3° colonne (Indicateurs), on peut concevoir la conclusion selon laquelle une consommation supérieure à 250ml/jour serait inquiétante.
Nous n'en sommes pas encore à la suppression pure et simple recommandée par le Fonds Mondial contre le Cancer... mais, très lentement, on s'en approche.
L'espoir existe qu'un jour, dans le PNNS le principe sera admis selon lequel les français ont droit aux mêmes mises en gardes que les autres êtres humains !

Mais pour en arriver aux conclusions, deux semblent s'imposer en s'appuyant sur le fait que, selon la considération implicite du PNNS 3, la quantité limite de consommation à ne pas dépasser est la même que celle qui est indiquée pour le vin si on prend la moyenne hommes/femmes, soit 25cl, c'est à dire 2,5 verres par jour.
1°) il serait logique que le régime fiscal soit alors le même, ceci pour répondre à Mme Bricq.
2°) il serait également logique que l'accès aux médias, notamment à la télévision, soit restreint à l'identique, sans quoi les consommateurs et leurs enfants continueront à être
soumis à un constant matraquage publicitaire pour des produits nocifs en cas d'abus.
Et n'oublions pas la dimension politique indirecte de cette possibilité de financement légal des faiseurs d'opinion : on a vu comment le principe de taxation des sodas a, à de multiple reprises, été ridiculisé par certains humoristes "désintéressés"...

Mais la logique voudrait aussi que, par la suite, lorsque la science aura prouvé que l'homo francibus ne dispose d'un gène particulier qui le rendrait plus résistant aux dangers que représente certaines consommations, un différentiel se crée et cela au détriment des boissons sucrées.

Pour l'heure, contentons nous de constater qu'en trente ans le nombre de décès pour cause de décès par diabète sucré a augmenté de 57% et que, s'il représentait en début de période sensiblement le double de ceux générés par l'abus d'alcool, il en représente à peu près le quadruple aujourd'hui, c'est à dire 3 décennies plus tard et cela selon les chiffres officiels du CépiDc :
http://www.cepidc.vesinet.inserm.fr/inserm/html/index2.htm

Trente ans c'est bien. Cela permet de constater les évolutions et d'en tirer des conclusions. Mais il eût été encore plus intéressant de disposer de données remontant au double de cette période et de remonter ainsi aux débuts de la "cocacolonisation" : http://cths.fr/co/communication.php?id=3559

(A suivre)

Parlement, Loi de Finances : boissons sucrées (1° partie)

20.12.11 | par rédacteur [mail] | Catégories: Vigilance
Ainsi, malgré un lobbying intense, l'Assemblée Nationale a voté en seconde lecture l'instauration d'une taxe spécifique s'appliquant aux boissons à sucre ajouté étendue à celles contenant des édulcorants de synthèse.
Lire article 5 octies et nonies : http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0754.asp
Félicitations aux députés !

Cela dit ce ne s'est pas fait sans mal puisque le Sénat avait agi en sorte que cet élément de fiscalité soit supprimé.
« Le Gouvernement utilise l’argument de la lutte contre l’obésité dans le cadre de sa politique de santé publique. Je note cependant que le programme national nutrition santé 2011-2015, document commandant la politique de santé publique du pays, n’avance à aucun moment l’argument de la fiscalité » avait notamment indiqué au cours du débat Mme Nicole Bricq, rapporteure de la commission des Finances à l’origine des amendements allant dans ce sens.
Et elle ajoutait un peu plus loin :« Le consommateur paiera une fois encore et les ménages à bas revenus "trinqueront", c'est le cas de le dire ! »
Voir article 5 octies :
http://www.senat.fr/seances/s201111/s20111121/s20111121015.html#section1929
Mais justement ne faudrait-il pas tenir compte du fait que les milieux les plus modestes sont les plus touchés par une obésité sans cesse croissante ? Que ce sont d'ores et déjà ceux qui "trinquent" le plus de par ses effets en matière de morbidité et de mortalité ?
D'ailleurs, quelques instants plus tard, Mme Briq semblera aller dans ce sens en plaidant pour un accroissement de cette fiscalité :
« Monsieur le secrétaire d’État, je tiens à réagir à vos propos, car vous avez invoqué, pour vous justifier, une "incitation comportementale". Or je rappelle que le taux prévu est très faible...
Si l’objectif du Gouvernement est de créer un "signal-prix", pour employer un langage technocratique, il convient d’appliquer un taux beaucoup plus élevé. »
Là nous sommes d'accord !
Et c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas dit plus haut "Toutes nos félicitations partielle aux députés". Nous aurions même plutôt dû parler de félicitations partielles.

Ce point sera développé dans la 4° partie de cet article.
(A suivre)

A l'attention de ceux qui n'entendent pas nos arguments...

16.12.11 | par rédacteur [mail] | Catégories: Avis scientifiques
Une consommation modérée de vin rouge peut retarder la perte d'audition soutiennent des chercheurs de l'équipe du Dr Jochen Schacht (Université du Michigan) qui ont testé l'effet du resvératrol sur le risque de dommage aux cils de l'oreille interne : http://www.newscientist.com/article/dn9157-red-wine-may-fight-deafness.html

Mediator et Baclofène

13.12.11 | par rédacteur [mail] | Catégories: Revue de Presse
Le 09/12/11, dans la partie où nous parlions de Mr Didier Houssin, ancien Directeur Général de la Santé, nous avons fugitivement évoqué le Médiator, oeuvre du laboratoire Servier.
Or le Canard Enchaîné de cette semaine nous parle à la fois de ce laboratoire et de Mr Marraninchi dans l'article situé en haut et à droite de la page 4 (voir plus particulièrement le premier paragraphe) :



Souvenons-nous à cette occasion de qui est ce monsieur Dominique Marraninchi à l'étrange comportement : c'est le 3° protagoniste de la machiavélique conférence de presse du 17/02/09 dont l'objet affiché était de présenter la brochure "Nutrition & Prévention des Cancers".
Celui qui, alors président de l'INCa, affirmait à cette occasion qu'avec leurs effets invisibles "les petites doses répétées sont les plus nocives". Une manière d'introduire la phrase assassine qui devait suivre, prononcée par Mme Latino-Martel : "toute consommation quotidienne de vin est déconseillée".
Et, pour ceux qui n'aurait pas compris quelle était la cible, on trouvera à la page 47 de la brochure présentée les propos suivants : "... la consommation d'alcool, et notamment de vin, est déconseillée."

Mais il faut, à l'heure où est parfois évoqué le rapprochement entre une certaine fameuse organisation anti-alcoolique et les importateurs d'alcools forts, notamment sur le plan financier, considérer comme préparatoire cette théorie des "petites doses répétées".
A rapprocher des velléités actuelles d'exprimer les repères de consommation non plus quotidiennement mais hebdomadairement.
On voit bien où ceci nous amène : à dose totale d'alcool égale, mieux vaudrait une bonne cuite le week-end que de boire un verre de vin par repas. Quant aux repas, s'il nous était indiqué que le mot rime avec sodas, nous n'en serions pas autrement étonnés...
C'est le Junk Food & Binge Drinking Lobbystic System qui va être content que soit légitimée une tendance déjà en cours puisque les courbes de progression de la consommation de vin et celle du nombre de comas éthyliques sont inversement proportionnelles depuis des années, la seconde étant, sans surprise, nettement plus en phase avec celle de l'obésité.

On aura bien noté que ne sont jamais reprise par le quarteron oenophobe, Martel en tête, ni la préconisation du World Cancer Research Fund de ne consommer de l'alcool qu'au cours des repas, ni les repères OMS, notamment celui qui recommande de ne dépasser en aucun cas, même exceptionnellement, la dose de 4 boissons alcoolisées dans la même journée.

Pour revenir à Mr Marraninchi, il est bon de savoir que, comme on le voit dans l'article du Canard, il est à présent passé de la présidence de l'INCa, un institut qui a souvent attiré l'attention de la Cour des Comptes, à celle de Agence Française de Sécurité SAnitaire des Produits de Santé (AFFSAPS), poste auquel il fut nommé moins de 3 mois avant que Mr Houssin (l'ex DILGA) "quitte" la Direction Générale de la Santé.
Ce n'est peut-être pas demain la veille qu'il sera intéressé par un produit tel que le baclofène qui permet aux victimes du craving de quitter les rivages de l'excès et de retrouver la joie de la dégustation dans le cadre de la modération :
http://www.arreterlalcool.com/le-baclofene-dans-tout-ca-1

Nota Bene : Le site que nous venons de citer porte un titre qui peut éveiller l'inquiétude, et nous ne sommes effectivement pas en totale concordance avec tout ce qui y est dit.
Mais à y regarder de plus près, beaucoup de choses sont intéressantes.
Ainsi : "...une consommation d’alcool modérée peut représenter un facteur protecteur sur le plan cardiovasculaire. Deux verres de vin rouge par jour semble en effet protéger le coeur."
Et aussi : "La consommation excessive et régulière d'alcool, augmente le risque de nombreuses pathologies :
cancers : notamment de la bouche, de la gorge, du pharynx, du larynx, de l'oesophage, de l'intestin, du foie, le cancer du sein et les cancer colorectaux. Comparés à ceux qui ne boivent pas d'alcool et ne fument pas de tabac, les consommateurs de plus de 45g d'alcool par jour (soit 4 verres par jour) ont deux fois plus de risque de développer un cancer de la cavité buccale et du pharynx. Ce risque est multiplié par 15 si, de surcroît, ils fument chaque jour plus de 2 paquets de cigarettes."
On voit bien que les augmentations de risque démarrent au 5° verre et non au 1° comme le soutient le quarteron maléfique. Et aussi le rôle tout particulier de la nocive synergie éthylo-tabagique.
Et il y en a beaucoup d'autres, des choses intéressantes à découvrir, mais globalement il faut retenir que c'est l'abus et non l'usage qui est visé :
http://www.arreterlalcool.com/le-risque-de-l-alcool-pour-l-organisme
Un point de vue qui rejoint à peu près ceux de la Ligue Nationale Contre le Cancer, de l'Institut Curie ou encore d'Alcool-Assistance. (Blog des 08/08 et 18/11)

Exportations de vin : 2009 atypique

09.12.11 | par rédacteur [mail] | Catégories: Le point de vue des auteurs
Incontournable pour limiter significativement le déficit de la balance commerciale, la progression des exportations de vin et spiritueux de la France a toujours revêtu un aspect relativement sinusoïdal comme en témoigne le tableau présenté par la fédération qui représente ceux qui la mettent en oeuvre et cela sur la période des 30 dernières années : http://www.fevs.com/fr/missions.php#/les-performances?idPage=3
Mais un cas particulier saute aux yeux, c'est celui de l'année 2009 qui présente un décrochement négatif atypique et particulièrement violent.
Un article du début 2010 montre bien l'ampleur des dégâts de cette annus horribilis :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/02/19/04016-20100219ARTFIG00013-les-vins-francais-font-moins-recette-a-l-etranger-.php
Mais la raison avancée (la complexité de l'offre) n'est sans doute pas la bonne puisque l'année suivante la situation se rétablissait et même au delà :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jwQxtxpZWbGCXS81-D1ysuVys74w?docId=CNG.3ac34b3d6d7ad2776b494a481cdacdbd.6b1
Or le problème de la complexité ne s'était guère réglé entre-temps...

Alors quelle est l'explication ?
A notre avis elle est à chercher du côté de la fameuse conférence de presse du 17/02/09 au cours de laquelle la papesse oenophobe salariée de l'INRA prononçait sa célèbre phrase assassine : "toute consommation quotidienne de vin est déconseillée".
Et cela en présence et avec l'accord implicite de Mr Houssin, alors Directeur Général de la Santé, lequel avait sentencieusement déclaré auparavant qu'il n'"existait pas de dose protectrice".
¨Peut-on dire que ceci a eu un effet sur les exportations ?
Nous le croyons pour plusieurs raisons et notamment parce que cela correspond à l'analyse qu'avait rendu publique à l'époque la commission Vins et Spiritueux des Conseillers du commerce extérieur de la France, présidée par Mr James de Roany :
http://www.honneurduvin.com/?s=roany&sentence=AND&submit=Rechercher
En tout cas il est clair qu'une concomitance a eu lieu entre les 2 évènements évoqués, la manoeuvre scélérate à but fiscal d'une part et d'autre part l'annus horribilis des exportations viticoles avec ses considérables conséquences pour l'économie française dans son ensemble et donc pour le budget de l'Etat déjà notoirement affecté à l'époque par l'achat de 94 millions de doses de vaccin contre le virus H1N1.
Les derniers ont été détruits récemment :
http://www.lepoint.fr/societe/grippe-h1n1-les-vaccins-excedentaires-detruits-d-ici-a-la-fin-novembre-13-09-2011-1372672_23.php
Beaucoup de masques en papier avait été également commandés et tous n'ont pas été utilisés avant leur date de péremption...
Rappelons que Mr Houssin était à l'épque le DILGA, c'est à dire le Délégué Interministériel à la Lutte contre la Grippe Aviaire. Le CHER homme !

On ne se rend pas compte du temps que cela prend de monter des opérations de stigmatisation du vin ! Et la grippe-aux-oiseaux par dessus le marché avec ce que ça représente de négociations avec les laboratoires pharmaceutiques, etc...
Et en plus certains auraient voulu qu'il consacre quelques instants à se poser des questions au sujet Médiator !

Heureusement, aujourd'hui, il a reçu de l'"avancement". Il a été nommé non plus délégué ni même directeur mais bien Président de l'Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur : un truc très important !
http://www.aeres-evaluation.fr/Actualites/Communiques-dossiers-de-presse/Didier-Houssin-est-nomme-president-de-l-AERES

Probable que l'INRA sera bien noté malgré son interprétation toute particulière de la mission essentielle qui lui a été confiée : la recherche agronomique.

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